Actualités of Monday, 28 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Yaoundé VI un nouveau scandale qui risque d'emporter le Maire

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Ngaondoa Etoundi Suzanne, agente de la commune d'arrondissement de Yaoundé VI, a été licenciée après avoir présenté un texte dénonçant la précarité du personnel municipal et les effets du favoritisme sur le fonctionnement de l'administration. Le document, préparé pour la cérémonie hebdomadaire de levée des couleurs, a été jugé suffisamment critique pour lui coûter son poste.

C'est une sanction qui en dit long sur la tolérance de certaines administrations à la critique interne. Ngaondoa Etoundi Suzanne, agente de la commune d'arrondissement de Yaoundé VI, a perdu son emploi après avoir rédigé un texte destiné à la cérémonie hebdomadaire de levée des couleurs, animée par le service de l'assiette fiscale.


Le document, adressé au maire, à ses adjoints, aux chefs de service et aux agents communaux, commençait pourtant par un rappel consensuel des obligations professionnelles. L'auteure y définissait la conscience professionnelle comme « l'attention, le soin et le sens du devoir que l'on apporte dans l'exercice de son travail », insistant sur l'engagement, la responsabilité et le respect des règles morales.

Elle invitait chaque agent à accomplir ses missions sans attendre un contrôle permanent, à respecter la déontologie et à assumer les conséquences de ses actes. Des propos qui, en apparence, ne prêtaient pas à controverse.

La critique qui a tout fait basculer

C'est dans la troisième partie du texte, consacrée aux obstacles à la conscience professionnelle, que le propos est devenu plus critique. L'auteure y identifiait deux difficultés majeures : la précarité et le favoritisme.

Selon elle, plusieurs agents communaux ne parviennent pas, avec leur salaire, à satisfaire leurs besoins fondamentaux. Une fragilité qui, affirmait-elle, peut favoriser les absences au travail et exposer l'administration à des comportements tels que la corruption, la mendicité ou le vol.

Sur le favoritisme, Ngaondoa Etoundi Suzanne critiquait les avantages et traitements préférentiels accordés en fonction des affinités ou des relations personnelles. Elle estimait que ces pratiques, lorsqu'elles écartent les règles et le mérite, entraînent le découragement du personnel et affaiblissent son engagement professionnel.

Aucun nom cité, mais des responsables qui se sont reconnus

Le texte ne désignait nommément aucun responsable. Mais selon les informations recueillies, certains se sont sentis visés et ont décidé de la sanctionner. Ngaondoa Etoundi Suzanne a ainsi été licenciée, payant de son emploi le prix d'une parole jugée trop libre.

Cette affaire pose une question fondamentale : une administration peut-elle fonctionner sans jamais entendre les critiques de ses propres agents ? Et surtout, la dénonciation de la précarité et du favoritisme constitue-t-elle un motif légitime de licenciement ?