Actualités of Thursday, 10 September 2026
Source: www.camerounweb.com
La rentrée avait pour promesse de ramener les enfants et les enseignants en classe. À Wum, elle a été rattrapée par le conflit : un responsable de police tué, cinq éducateurs emmenés et des familles plongées dans l’attente.
Le 8 septembre 2026, vers 11 heures, des hommes armés ont attaqué l’École normale d’instituteurs de l’enseignement général de Wum, dans le département du Menchum. Un communiqué attribué au gouverneur du Nord-Ouest indique que le commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase a été mortellement touché.
Cinq membres du personnel de l’ENIEG ont ensuite été enlevés. L’attaque est survenue pendant qu’une délégation préfectorale visitait des établissements afin de vérifier l’effectivité de la rentrée. Les forces de sécurité ont annoncé des recherches, mais aucune information vérifiée ne permet encore d’établir le lieu de détention ni l’état des personnes emportées.
Le choix d’une école normale n’est pas anodin. Dans les régions anglophones, les établissements, enseignants et élèves ont régulièrement payé le prix d’un conflit où l’éducation devient un moyen de pression. Chaque attaque fragilise davantage le retour en classe, nourrit les déplacements et rend plus difficile le recrutement de personnels dans les zones exposées.
L’urgence est la libération des otages et la protection de leur identité, sans diffuser de rumeur sur une rançon ou une opération en cours. À plus long terme, la réponse ne peut reposer uniquement sur des escortes : elle doit associer dispositifs d’alerte, dialogue communautaire, soutien psychologique et information régulière des familles.