Actualités of Thursday, 14 May 2026

Source: L’Enquêteur n°030

Voici le projet qui va transformer Douala

Avec le lancement annoncé des travaux du BRT au mois de mai 2026 et l’amé- nagement en cours de la voirie, la ville de Douala gagne une place supplémentaire dans la liste des villes aux vi- sages les plus reluisants dans le monde.

Le Bus Rapid Transit arrive-t-il enfin en gare ? Voilà la question ironique que plusieurs utilisent dans la ville de Douala pour tourner en dérision ce projet annoncé en grande pompe depuis plus de trois ans. Seulement en face d’une critique stérile qui trouve son énergie saugrenue dans le désir de médire et de mentir, se trouve le Docteur Roger Mbassa Ndine qui lui peaufinait sa stratégie pour l’éclosion d’une prouesse de qualité à Douala.

Son emprunte dans la modernisation des infrastructures et sa démarche pour une voirie urbaine dans la ville conforte la vision élaborée dans le programme quinquennal de la CUD qui vise à assainir la voirie et à fluidifier la circulation. C’est dans le respect de ces engagements et l’élaboration d’un travail approfondi que le Maire de la Ville déjoue une fois encore les attentes mensongères et in- congrues.

Après des concertations en accord avec la Banque mondiale ainsi que le plan du Ministère du Développement Urbain et de l’Habitat, cette révolution prend progressivement forme. Ceci dit, dès le mois de mai 2026, les travaux sur le terrain vont connaitre une accélération significative. Cette étape ponctuelle attendue de tous va déclencher un processus d’embellissement important de la ville de Douala qui grâce à sa position stratégique continue d’attirer des investisseurs. Pour les observateurs et acteurs proches du dossier, 4,7 milliards de Francs CFA sont déjà mobilisés pour 80 kilomètres de voiries et 12.6 kilomètres de rabattement sur les 28 du chemin tracé pour le BRT en 2026.

Dans cet élan d’action et la matérialisation de la politique tournée vers la fluidité, il est annoncé au même moment, un échangeur au carrefour Ndokoti. Une phase pilote de ce projet qui sous l’implémentation du Programme de la Mobilité Urbaine de Douala (PMUD) va permettre à la population de définitivement tourner le dos à la manipulation. Une manipulation qui malgré les efforts palpables du Maire de la ville ne faiblit point. En réalité, la ville de Douala dans sa stratégie de Développement a mis sur pied depuis trois ans un programme triennal (2023-2026). Un programme qui vise à intensifier la modernisation de son réseau routier via des projets majeurs.

Sur les 700 kilomètres de routes bitumées dans la ville, environ 225 kilo- mètres sont moins praticables. Pour stopper la progression de ladite dégradation, la Mairie de la ville s’est donné les moyens. Depuis le premier trimestre 2025 elle ne ménage aucun effort pour la réhabilitation de 100 kilomètres de routes sur 4 ans (2025-2028). Pour un peu plus de 66 milliards de Francs CFA, l’exécutif met tout en œuvre pour atteindre ses objectifs. Dans ce programme, il faut relever aussi la construction de 7,422 kilomètres de drains primaires pour la gestion des inondations. Un travail qui se fait au moment où la Mairie encadre les travaux de la pénétrante Est de la ville.

Rendu au 5 février 2026, les travaux en question étaient estimés à 89% bitumage inclus. A ce jour, tous les Arrondissements de la ville Douala bénéficient des travaux d’aménagement de leurs voiries. Un choix que le Maire justifie par l’abondance des pluies en 2024 et 2025. Des précipitations qui selon lui n’ont épargné aucune partie de la ville. En sa qualité de premier magistrat et conscient des enjeux socioéconomiques de la ville qu’il dirige, il a jugé bon d’activer le levier communautaire afin d’offrir aux investissements une large gamme d’opportunités à travers la ville.

Construites en pavées pour la plupart, ces routes proposent une durabilité et un confort diversement apprécié. Les points critiques et les giratoires traités en priorité participent à la réduction des embouteillages dans la ville. Si l’atteinte globale des objectifs reste attendue, il faut toutefois relever que les travaux réalisés sont financés à 70 % sous fond propre de la Communauté Urbaine de Douala. Le gouvernement camerounais et la Banque mondiale à travers son projet PDVIR soutiennent ces actions à hauteur de 30% pour une accélération et des résultats rapides.