Actualités of Wednesday, 12 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Voici le gros secret confié à Martinez Zogo qui a conduit à son assassinat

Détaché sur « très haut accord » du président de la République pour une durée de trois ans auprès du Fonds monétaire international (FMI) à Washington le 26 janvier 2023, le détachement de l'ex-directeur général des impôts (DGI), Modeste Mopa Fatoing, a pris fin en janvier 2026, écrit l'Indépendant dans sa parution n°1051, qui dévoile beaucoup de secrets.

Fatoing, poursuit le journal, a été aperçu ces derniers jours en sa résidence de Douala à Bonapriso. Un retour qui devrait le mettre à la disposition de la justice pour la manifestation de la vérité dans l'affaire Martinez Zogo.

L'apparition du nom de l'ex-DGI le 1er juin 2026 au tribunal militaire à Yaoundé lors de la présentation par l'expert Bell Bitjocka des conclusions de l'analyse forensique menée sur les téléphones et supports numériques saisis dans le cadre du procès sur l'assassinat de Martinez Zogo, a été suivie le 09 juin 2026, des révélations de Jeune Afrique qui présente Modeste Mopa Fatoing, non seulement comme le haut fonctionnaire qui a défié « la mafia fiscale », mais surtout, comme celui qui a transmis au journaliste assassiné, des documents à charge contre le patron du groupe l'Anecdote et contre de hauts responsables à la Direction de la sécurité présidentielle (DSP).

La transmission par un haut fonctionnaire des documents à charge contre un homme d’affaires à un journaliste achève de convaincre sur la manipulation des médias au cœur des luttes d'influence. Dans ce contexte, les journaux deviennent de véritables terrains d'affrontement pour les élites et pontes du régime. Qu'il s'agisse de guerres de clans pour la succession politique, de règlements de comptes entre hommes d'affaires, ou d'opérations de communication, le contrôle des médias est un enjeu stratégique majeur.

L'indépendance journalistique se heurte ainsi quotidiennement à la puissance financière et politique. Si l'irresponsabilité de l'ex-DGI dans l'exécution des missions à lui assignées à la tête de la Direction générale des impôts trahit la confiance du chef de l'État, elle conforte cependant les relations incestueuses entre de hauts commis de l'État et les milieux de la presse.

Contrairement à Jeune Afrique qui allègue que : « Modeste Mopa Fatoing s'est retrouvé très exposé lorsqu'il a entrepris de réclamer plus de 10 milliards de francs CFA au groupe de Jean-Pierre Amougou Belinga, au nom de la Direction générale des impôts, qu'il dirigeait. Il a, depuis, quitté précipitamment le Cameroun, pour ne plus revenir ».

L'ex-DGI, depuis son départ de la Direction générale des impôts pour le FMI, se rendait régulièrement au Cameroun en ses résidences de Yaoundé et de Douala, dément le journal cité.