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Actualités of Tuesday, 19 October 2021

Source: www.camerounweb.com

Voici le calvaire quotidien des usagers de l’axe Angossas- Abong-Mbang

Un checkpoint sur l'axe Un checkpoint sur l'axe



• Les usagers se plaignent des rackets tout au long du l’axe

• Pour les Taxi, il faut débourser près de 2000 gratuitement sur l’axe

• Il s’agit d’un racket en bande organisée


Les usagers de l’axe Angossas- Abong-Mbang vivent un véritable enfer depuis un bon moment. Ils sont victimes de rackets systématiques des agents routiers, ce qu’ils dénoncent.

Selon les informations, la barrière de brigade de gendarmerie érigée au niveau de Bagoloul serait devenue un véritable poste de péage et de racket en lieu et place d’un point de contrôle censé veiller sur la sécurité des personnes et des biens.
« Ici, chaque moto-taximen enregistré dans un fichier tenu par les éléments de « sécurités », doit verser chaque jour 500 Fcfa pour franchir la barrière », dénoncent des usagers sous anonymat.

Selon le journal le Messager, il s’agit d’un véritable cauchemar pour les usagers de cette route. Descendu sur les lieux, le reporter du Messager trouve les faits tels que rapportés par des victimes dépouillées. Là-bas, rien à voir avec les facilités de locomotion. Le car, c’est pour le lever et le coucher du jour. Les moto-taximens boudent l’axe. Une fois acceptée, il faut patienter qu’il fasse le plein (03 places plus bagages Ndlr). Sur un chemin de terre de 28 km, pour s’y rendre il faut payer 3000 Fcfa, ceci au grand dam des populations.

Il renseigne que sur la route d’Abong-Mbang à destination d’Angossas, à peine 5 km parcourus, les Taxis sont obligés de payer un billet de 1000 Fcfa « qu’il met dans la main déjà tendue du gamin qui tient la corde qui sert de herse. Non loin de là, sous une ombre, un gendarme affalé sur un siège de fortune, étanche sa soif sans avoir besoin d’effectuer un quelconque contrôle des usagers. Non seulement, il est crasseux, porte des Rangers poussiéreux, un béret rouge défraîchi et coincé dans les épaulettes. Sur son visage se lisent des traits de fatigue. Pas un mot. Sous son regard impuissant et indifférent, son acolyte guidé par des appétits pécuniaires, baisse la corde et le visa est accordé », relate le reporter qui a vécu les évènements.

C’est le quotidien des usagers de cet axe. Ces derniers sont obligés de se soumettre aux dictats des agents routiers qui se mettent plein la poche tous les jours au détriment des populations.

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