Actualités of Monday, 31 August 2026
Source: www.camerounweb.com
La victime présumée, Sabrina Djongang Ngongang, a reçu une somme de 500 000 francs CFA. C’est elle-même qui le dit, un montant qu’on lui a remis après les faits. Dans une plainte qu’elle a déposée auprès de la Sécurité militaire (Semil) et que Boris Bertolt a lui, des éléments troublants et des précisions choquantes sont constatables.
Le lanceur d’alerte souligne que Sabrina affirme qu’après son agression, le Capitaine Donald Kenneth Effoudou Awussy lui a remis de l’argent. Il l’aurait également menacée de détruire sa carrière de Maréchal des logis si elle révélait ce qui s’est passé.
Dans son courrier, fait savoir la source, la femme en tenue explique par ailleurs les conséquences psychologiques qu’elle attribue à l’agression sexuelle et indique avoir décidé de saisir sa hiérarchie parce qu’elle ne souhaitait plus garder cette souffrance pour elle.
Parmi les pièces à conviction dans ce dossier se trouve un certificat médico-légal. La concernée aurait saisi un médecin après l’acte. Le document porte les références de l’hôpital central de Yaoundé. Il dévoile des lésions vaginales et une infection sexuellement transmissible (IST), après analyse.
Plus encore, sur la copie du certificat consultée, une mention manuscrite ferait référence à un « abus sexuel non protégé », selon la source Bertolt. Cette précision, on l’ignorait jusqu’ici, ce qui la rend davantage incroyable.
Effoudou Awussy serait atteint d’une IST, cette infection causée par des bactéries, des virus ou des parasites et transmise principalement lors des rapports sexuels. Sabrina Djongang Ngongang n’ayant été forcée que par lui à passer à l’acte et sans protection qui plus est, si on se fie aux déclarations lues, a été contaminée par le Capitaine.
Seulement, on est en droit de prendre toutes ces révélations avec des pincettes. Pour la petite histoire, Effoudou Awussy a secoué le sommet de l’État avec de graves révélations ces dernières semaines, notamment Ferdinand Ngoh Ngoh qui se trouverait derrière l’assassinat de Martinez Zogo ; les lanceurs d’alerte, dont Boris Bertolt, qui roulent pour le régime et grassement payés ; les viols au sein de l’armée, etc. Il n’est pas à exclure que Boris Bertolt, pour lui retourner la pareille, essaie de « fabriquer des histoires à dormir debout », comme le fait remarquer un internaute.