Politique of Thursday, 24 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Vice-présidence : Christian Ntimbane démonte la 'manipulation' et les 'mensonges' de Cabral Libii

'C'est ce qu'on appelle en langage courant succession de gré à gré' 'C'est ce qu'on appelle en langage courant succession de gré à gré'

Me Christian Ntimbane Bomo, président exécutif du Parti Héritage, conteste l’interprétation de Cabral Libii concernant le rôle du vice-président dans la Constitution camerounaise révisée en 2026. Il présente cette disposition comme un mécanisme permettant une succession présidentielle sans passage par les urnes et estime qu’elle porte atteinte au droit des Camerounais de choisir leur président.

« Chers compatriotes, n'écoutez pas ce mensonge plusieurs fois répétés de m. Cabral Libii le ventriloque du clan.

Le poste de vice-président n'a pas été créé pour "assister" le président de la République, mais pour remplacer ce dernier par un décret, sans passer par les urnes.

Lisez ces deux articles qui le démontrent :
Article 6(5) constitution:
« En cas de vacance de la présidence de la république pour cause de décès ou de démission, ou en cas d'empêchement dûment constaté par le conseil constitutionnel, le vice-président achève le mandat du président de la république ».

Article 38(2) de la loi portant organisation du conseil constitutionnel :
« Conformément aux dispositions de l'article 6(5) de la constitution, le conseil constitutionnel constate l'empêchement définitif du président de la république.
Le conseil constitutionnel est saisi à cet effet par le vice- président de la république ».

Vous constatez donc que nommé par décret, il suffit au vice-président de saisir le conseil constitutionnel en prétextant que le président de la république ne peut plus diriger le pays, pour qu'il devienne président de la république, sans passer par une élection.

Voilà la véritable raison pour laquelle ils ont procédé le 26 avril 2026, à la révision de la constitution et à la modification de la loi de 2004 portant organisation du conseil constitutionnel, à savoir faire remplacer Paul Biya par un décret et non pas par les urnes.

C'est ce qu'on appelle en langage courant succession de gré à gré.
Le peuple camerounais fier de sa souveraineté doit dénoncer de toutes ses forces cette grossière manœuvre anticonstitutionnelle et antidémocratique qui porte atteinte à la liberté et au droit du peuple à choisir son président de la république.

Au nom de quel droit M. Cabral Libii se fonde-t-il pour soutenir que le président Paul Biya doit décider de celui qui le remplacera ?

Sait-il que même cette constitution devenue la serpillière de ce régime, n'est pas au-dessus de la démocratie et des traités internationaux signés et ratifiés par le Cameroun, lesquels obligent l'accession à la fonction présidentielle par voie d'élections ?

Nous ne sommes plus à l'époque coloniale ou post coloniale où la décision de désignation du président de la république était prise par un individu, sans consultation du peuple. »

Par Christian Ntimbane Bomo
Président exécutif du parti héritage.