Actualités of Monday, 19 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Vice-Président : une violente mise en garde tombe pour Paul Biya

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Dans une mise en garde publiée ce lundi 19 octobre 2026, Me Christian Ntimbane Bomo, président exécutif du parti HÉRITAGE, conteste l'idée selon laquelle la nomination d'un Vice-Président serait un gage de stabilité. Selon lui, cette nomination discrétionnaire, par décret présidentiel, risque au contraire de « mettre le feu aux poudres » dans un contexte de replis identitaires et tribaux exacerbés.

C'est une analyse qui tranche avec le discours dominant. Alors que de nombreux observateurs présentent la nomination d'un Vice-Président de la République comme une garantie de stabilité institutionnelle, Me Christian Ntimbane Bomo, président exécutif du parti HÉRITAGE, soutient exactement l'inverse.



« Contrairement aux analystes qui pensent que la nomination du Vice-Président serait un gage de stabilité, c'est plutôt le contraire. C'est elle qui risque de mettre le feu aux poudres au Cameroun », écrit-il d'emblée.

Une manière de dire que la création de ce poste, loin de résoudre les problèmes, pourrait en créer de nouveaux, en cristallisant les tensions autour de la question de la succession.

Un contexte de replis identitaires

Pour étayer son propos, Me Ntimbane Bomo invoque « un contexte marqué par l'exacerbation des replis identitaires et tribaux ». Dans un pays où les équilibres régionaux et ethniques sont au cœur de la gestion du pouvoir depuis des décennies, la nomination d'un Vice-Président, appelé à succéder au chef de l'État, ne peut être perçue comme un acte anodin.

Une nomination perçue comme une injustice

Le cœur de son argumentation tient à la méthode. « La nomination discrétionnaire de ce dernier sans le peuple, en réalité du futur Président de la République, par décret présidentiel, acte administratif unilatéral, sera inévitablement perçue comme une injustice par les communautés lésées. »

Autrement dit, le fait que le Vice-Président soit choisi par le seul président de la République, sans consultation populaire, risque d'être vécu comme une injustice par les communautés qui ne se reconnaîtraient pas dans le choix effectué.



Cette mise en garde intervient alors que le poste de Vice-Président, créé par la révision constitutionnelle d'avril 2026, reste toujours vacant. Les spéculations vont bon train sur l'identité du futur titulaire, entre les partisans de Franck Emmanuel Biya, fils aîné du président, et ceux de Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la Présidence.