Actualités of Monday, 5 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Valère Bessala crache du feu sur les gens du RDPC en mondovision

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Invité de l'émission Libre Expression sur Info TV, Valère Bessala, président du parti Jouvance, a posé une problématique qui dérange. Selon lui, l'existence même d'un « dialogue national inclusif » présuppose qu'il y a eu exclusion. Une contradiction qu'il refuse d'ignorer, et qui l'amène à désigner le responsable de la division du Cameroun.

C'est une question simple, mais qui dit l'essentiel. Invité de l'émission Libre Expression sur Info TV, Valère Bessala a choisi de ne pas parler des « bienfaits » du dialogue national. Il a préféré poser une problématique.

« Qui a d'abord exclu pour maintenant demander qu'on inclue ? »

« Je voudrais d'abord poser une problématique. Pourquoi le dialogue dans un pays où on dirige bien ? Pourquoi le dialogue dit national, inclusif, dans un pays où on dirige bien de manière inclusive ? » interroge-t-il.

La réponse à cette question, selon lui, est évidente : si l'on parle de dialogue national inclusif, c'est parce qu'il y a eu exclusion. « Si on dit dialogue national inclusif, il faut se poser la question : qui a d'abord exclu pour maintenant demander qu'on inclue ? »

Une contradiction qu'il refuse d'ignorer. « Si je pose cette problématique, je m'abstiens, je m'interdis de parler des bienfaits de quelque chose qui n'aurait jamais dû exister, c'est-à-dire le dialogue national inclusif. Ça ne sert à rien de parler de ce dialogue. »


Pour Bessala, la responsabilité de la crise est claire. « Nous connaissons le responsable de la division du Cameroun. C'est lui qui dirige au Cameroun », affirme-t-il, sans le nommer explicitement, mais en désignant clairement Paul Biya.

Cette sortie s'inscrit dans une analyse plus large de la gestion de la crise anglophone. Quelques minutes plus tôt, Bessala avait dénoncé le retard dans l'application de la décentralisation, l'exclusion des ressortissants du Nord-Ouest et du Sud-Ouest des postes de décision, et l'instrumentalisation de la guerre à des fins électorales.


Pour Bessala, le dialogue national n'est pas une solution, mais l'aveu d'un échec. « C'est à mettre à l'actif de ses échecs », avait-il lancé. Une manière de dire que le régime de Paul Biya est responsable de la crise qu'il prétend résoudre.

Cette analyse rejoint les critiques de nombreux observateurs, qui estiment que le grand dialogue national de 2019 n'a pas permis de répondre aux revendications profondes des populations anglophones. Les conclusions de la tripartite, notamment sur la décentralisation et la représentation politique, n'ont pas été pleinement appliquées.