Le Comité national de lutte contre le sida a participé le 29 septembre à Yaoundé à la dissémination des résultats du projet DELTA2.
L’évaluation, menée avec l’Elizabeth Glaser Pediatric AIDS Foundation, examine l’usage de l’autodépistage pour améliorer l’identification des enfants et adolescents vivant avec le VIH, encore insuffisamment couverts par la cascade de soins.
L’autodépistage peut contourner plusieurs obstacles : distance, crainte du regard, horaires des centres et manque de confidentialité. Dans un contexte pédiatrique, il pose toutefois des questions spécifiques de consentement, d’accompagnement du mineur et d’annonce au sein de la famille.
Un autotest réactif n’est pas un diagnostic définitif. Il doit être suivi d’un test de confirmation selon l’algorithme national. Le programme doit donc mesurer non seulement les kits distribués, mais aussi la proportion de personnes effectivement reliées aux soins.
Le Cameroun prépare déjà un plan national pour accélérer le diagnostic précoce et la charge virale chez l’enfant. DELTA2 peut nourrir cette stratégie s’il documente les coûts, les erreurs d’utilisation, l’acceptabilité et les régions les moins desservies.
La prudence éditoriale est essentielle : aucune donnée d’enfant ne doit être identifiable. Le succès n’est pas un test effectué, mais un enfant dépisté à temps, traité durablement et protégé de la stigmatisation.









