Actualités of Sunday, 18 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Le ministère de l’Enseignement supérieur a réuni, le 14 octobre, universités publiques et institutions privées autour d’un nouveau cahier des charges de la tutelle académique. Le sujet paraît administratif ; il touche pourtant la valeur des diplômes, les frais payés par les familles et la responsabilité des établissements.
Le partenariat actuel repose souvent sur une convention entre une université d’État et un institut privé. L’université tutrice valide des programmes, suit des examens ou homologue des diplômes. Quand les responsabilités sont floues, l’étudiant ignore qui répond d’un retard, d’un enseignement non conforme ou d’un diplôme contesté.
La réforme gagnerait à fixer des indicateurs simples : qualifications des enseignants, volume de travaux pratiques, stages réellement effectués, délais de délivrance des relevés, taux d’insertion et mécanisme de plainte. La tutelle ne peut se limiter à une signature annuelle ; elle doit produire une trace d’audit accessible aux étudiants.
L’autonomie du privé et l’autorité du public ne sont pas incompatibles. Les promoteurs ont besoin de règles stables pour investir, tandis que l’État doit protéger la qualité nationale des diplômes. Le point d’équilibre passe par des obligations proportionnées et des sanctions graduées, allant du plan correctif au retrait de l’homologation.
La concertation n’est encore qu’une étape. La valeur de la réforme se mesurera au texte final, à son calendrier d’application et à la publication de la liste des conventions valides. Sans ces trois éléments, le nouveau cahier des charges risque de rester une promesse de contrôle.