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General News of Wednesday, 6 December 2017

Source: camer.be

Université de Douala: le corps des enseignants vacataires en ébullition

Après la grève des enseignants de l’Université de Douala, levée le 27 novembre dernier au sortir d’une rencontre entre ces derniers et le recteur de l’université, Pr François-Xavier Etoa, la sérénité est loin d’être retrouvée dans cette institution universitaire. Le recteur devra également se pencher sur la situation des enseignants vacataires académiques et vacataires professionnels qui dispensent les cours en master professionnel en communication événementiel et publicité.

Depuis quatre ans, ces enseignants ne sont pas payés. C’est donc un magma endormi qui ne va pas tarder à entrer en ébullition dans quelques jours. Si la crise n’a pas encore éclaté au grand jour, le malaise est réel et se ressent dans le déroulement des cours de cette formation professionnelle constituée de 30 % des enseignants vacataires académiques et 70% des enseignants vacataires professionnels issus du monde du travail. Certains de ces enseignants, sous le sceau de l’anonymat expriment leur ras-le-bol.

« Effectivement, depuis quatre ans, nous ne sommes pas payés. On ne comprend pas ce qui se passe. On nous dit que les caisses sont vides. Pourtant, pendant toutes ces années les étudiants payent normalement leurs frais de scolarité », indique notre source. Ces enseignants mécontents, « sèchent les cours depuis quelques temps, réclamant le payement de leurs arriérés de salaire pour qu’ils recommencent à dispenser les cours. Ce qui perturbe le déroulement des enseignements. Hypothéquant même les examens de l’année académique 2016-2017, prévus en janvier prochain », craint notre interlocuteur.

Où est donc passé l’argent ? Certains pensent que cet argent a été distrait. Au banc des accusés, l’ex coordonnateur du projet, Dr Boteteme que Le Messager a joint au téléphone. « Je ne suis plus responsable du projet. Donc je ne peux plus rien vous dire. Si vous voulez d’amples explications, rapprochez-vous du département ou du doyen», a-t-il répondu. Quant aux accusations qui pèsent sur sa personne, notre interlocuteur estime que si tel était le cas « je serais déjà en prison. Je n’étais que coordonnateur des enseignements. Par conséquent, je n’avais pas accès aux finances. Les frais de scolarité de l’université se payent à la banque», se défend-il.

Rendu au département de la communication lundi, 4 décembre où nous avons rencontré le chef de département le Pr Thomas Atenga. Il explique que, « le payement des enseignants ne relève pas du département. Le département est chargé de recruter les enseignants et de les mettre à la disposition du doyen».

Décidément, personne n’est donc responsable. Est-ce à dire que depuis quatre ans, ces enseignants ne sont pas pris en compte ni dans le budget de l’université de Douala, ni dans celui de l’Enseignement supérieur ? A qui sert donc le fameux budget programme dont se gargarisent les officiels camerounais. Il figure pourtant en bonne place parmi les mesures prises pour assainir les finances publiques