Dans la ville de Douala, l'inimaginable est arrivé. Il s'agit d'une tontine qui a fini par dégénérer. Elle a viré au « cannibalisme », fait savoir le lanceur d'alerte N'zui Manto.
Dans une sortie sur ses différents comptes sur les réseaux sociaux, la source décrit en long et en large comment les choses se sont passées. Lecture !
« Qui va là ? Femmes capables ! Les femmes indépendantes de Nyalla Kambo ». C'est par ce refrain quotidien que s'ouvre la tontine d'une association de femmes dans la localité de Nyalla Kambo à Douala.
Madame la présidente Eta, handicapée de son état,n'a cessé de clamer qu'être femme et handicapée n'est pas un obstacle à l'ascension d'une femme dans une société où règne la dictature des hommes.
Accrochée à ses béquilles, Mme Eta se dandine jusqu'à la table où elle doit prendre fonction. Un commentaire dans la salle retient alors l'attention de la présidente : « Mama, parfois, tu vois un handicapé comme ça, tu as pitié de lui, alors que si Dieu lui avait donné deux pieds, il allait marcher sur les gens. Tu ne vois pas l'autre qui est à Yaoundé qu'on appelle Serge Tamba ? C'est sûr que la femme ci, c'est sa tante ».
Sans aucune forme de rebond, tel un venimeux cobra volant, Mme Eta s'envole de ses béquilles et atterri sur le membre de la tontine, lui assénant un coup de morsure dans le tibia, arrachant un morceau de chair et l'ingurgitant.
« Cha chè, la vraie chaire », dit la croqueuse, les yeux rouges et les lèvres en sang. Sa victime, avec un trou béant dans son tibia, se tord de douleurs cherchant en vain une partie de son tibia perdue dans l'estomac de la présidente.









