L'environnement scolaire est bafoué par les élèves qui n'ont plus de limite. Tout est en train de partir en vrille et rien n'est plus sous contrôle des enseignants, des surveillants ou encore des responsables directs des établissements. C'est, n'ayons pas de retenue à le dire, un phénomène qui sidère.
La rentrée a débuté avec des constats choquants. C'est le moins qu'on puisse dire. Il faut croire que les apprenants sont de retour des congés de fêtes de fin d'année avec beaucoup d'enthousiasme, non pas vis-à-vis des cours, mais de choses insensées dont n'en revient personne.
Les élèves fument, boivent, dansent, festoient en salle de classe, parfois en présence des enseignants. Le tout devant des caméras de téléphone portable allumées et qui tournent. Un exemple de règlements intérieurs contournés, sachant que même le port et l'utilisation du téléphone en classe est interdit pour les élèves.
Depuis le début de la nouvelle année, les élèves sont donc passés à la vitesse supérieure en matière de débauche et de comportements antiscolaires. L'un des cas les plus récents est ce fameux mariage organisé par un couple de deux élèves qui paraissent très amoureux et décidés à faire connaître à tous et à toutes la solidité de leur relation.
Ils n'ont rien fait à moitié : gâteau de mariage, fanfare, bagues de leur union, chants de joie, embrassade de mariés, tout y était. On croirait vivre un vrai mariage de deux adultes qui veulent passer le reste de leur vie ensemble.
Un autre cas est la chicha électrique que les élèves apportent à l'école, qu'ils fument et qui les fait évanouir ensuite, provoquant de la panique. Plusieurs de ces fumeurs ont déjà été expulsés des établissements respectifs.
Maintenant, c'est la sextape de plusieurs jeunes filles du lycée classique de Banyo qui circule. Cette école sise dans l'Adamaoua est au cœur des critiques. C'est un phénomène désormais à la mode, regrettent les observateurs.
Déjà au mois de décembre, plusieurs élèves à Dschang avaient été interpellés après une partouze. Pareil à Bertoua où une vingtaine d'élèves issus de plusieurs établissements ont été traduits devant la justice après avoir été surpris lors d'une partie de plaisir.
Le mal a atteint son paroxysme. La décision de chasser les fautifs desdites écoles étant considérées comme trop radicales, que faut-il alors faire pour dissuader les élèves face à de tels écarts de conduite ? La réponse à cette question est difficile à trouver.









