Actualités of Tuesday, 29 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Le colonel Metogo fait une révélation dans l’affaire Joseph Fouda en disant qu’il a communiqué avec le contre-amiral Joseph Fouda avec un numéro que Fouda lui a lui-même envoyé.
L’ancien commandant des forces spéciales, dans sa sortie, a tenu à être catégorique sur sa propre conduite : « Je n’ai participé, ni directement ni indirectement, à aucune remise, collecte, réception, dépôt, transfert ou partage d’argent entre Jean Ngakam et les personnes mises en cause dans cette affaire. Je ne connais ni le lieu précis de la transaction alléguée, ni son heure, ni ses modalités d’exécution ».
D’entrée, le responsable a voulu rendre les choses très claires. Le plus déterminant encore, il affirme avoir quitté le Cameroun depuis le 19 mai 2024. Ses déplacements peuvent être objectivement vérifiés, fait-il noter.
Si une infraction financière a été commise, il appartient donc à l’enquête, selon Metogo, d’en reconstituer méthodiquement le circuit : Qui a remis l’argent ? À qui ? Quand ? Où ? Sur instruction de qui ? Sur quel compte l’argent a-t-il été déposé ? Où a-t-il ensuite été transféré ? Qui en a finalement bénéficié ? Ce sont les réponses documentées à ces questions qui permettront d’établir les responsabilités individuelles.
Le colonel s’est aussi prononcé sur l’accusation d’usurpation d’identité ou de titre : « Je déclare formellement que je ne me suis jamais présenté sous l’identité du contre-amiral Joseph Fouda. Je n’ai jamais prétendu être lui. Je n’ai jamais utilisé, à ma connaissance, un téléphone lui appartenant. Je dispose de mes propres téléphones, de mes propres numéros et d’une identité militaire qui ne me donne aucune raison de me présenter sous celle d’un autre officier ».
Tout en acceptant que ses appareils, ses communications et ses données légalement accessibles puissent être soumis à une expertise, il avoue avoir communiqué pendant des années par WhatsApp avec le contre-amiral Fouda par le numéro qu’il lui a envoyé. Un numéro apparaît notamment au cœur des interrogations : +237 695 790 141.
Par rapport à ce numéro, « je demande donc que la justice établisse techniquement et sans ambiguïté qui utilisait effectivement ce numéro aux différentes dates déterminantes de la procédure. Si l’enquête établissait que mon interlocuteur n’était pas le contre-amiral Fouda, il faudrait alors déterminer qui utilisait ce numéro et avec qui plusieurs personnes pensaient communiquer ». Voilà qui relance véritablement l’affaire Fouda.