Actualités of Tuesday, 14 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Un jeune détenant les vidéos intimes de plusieurs filles met le bazar à Douala

Le chantage et ses risques Le chantage et ses risques

C'est certainement l'une des choses à ne jamais faire si on ne veut pas avoir de problèmes avec la justice. Au Cameroun, menacer de publier des vidéos intimes (sextorsion) ou les diffuser sans consentement constitue un délit qui est sévèrement puni par la loi.

Nous avons mené notre petite enquête. Tout auteur qui fait ce genre de chantage s'exposent à de lourdes peines de prison et à de fortes amendes qui peuvent aller jusqu'à plusieurs millions de francs CFA, conformément à la loi sur la cybercriminalité et à la protection de la vie privée/intime.

Le domaine numérique est régi par la loi n°2010/012 du 21 décembre 2010 qui est relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité. La pratique consistant à extorquer de l'argent ou à exiger un service en proférant des menaces de diffuser des images à caractère sexuel est condamnée par le texte qui dit, en son article 75, que quiconque menace de commettre un crime ou un délit par le biais de communications électroniques est passible d'un à cinq ans d'emprisonnement et d'une amende allant de 5 millions à 10 millions de francs CFA.

La dénonciation de l'homme qui fait le chantage a déjà commencé et apparemment, il n'est pas à son premier coup. Le lanceur d'alerte N'zui Manto a pu discuter avec un proche de l'une des victimes qui lui a dit : « Je tiens déjà à vous remercier pour le travail que vous faites pour nous. Il y a un homme à Douala qui passe son temps à menacer ma cousine de publier ses vidéos intimes dans les réseaux sociaux ».

Pourtant, continue le dénonciateur, « il (l'homme qui chante sa victime, ndlr) a fait la même chose avec une autre fille, lui prenant 900 000 francs CFA, l'argent de la réunion de sa mère ».

Le bandit présumé envoie des messages à sa victime avec de différents numéros pour demander qu'elle lui donne une somme d'argent sinon il va publier ses images à caractère sexuel. Le proche de la fille demande à son interlocuteur de publier le témoignage pour que la main puisse être mise sur l'homme derrière le chantage.

Il s'agit bien là d'une atteinte à la vie privée et la diffusion non consentante. Mettre sa menace à exécution en publiant des vidéos intimes sur des réseaux sociaux expose l'auteur à des poursuites supplémentaires pour atteinte à la vie privée, outrage à la pudeur et diffamation. Le seul fait d'avoir déjà chanté son vis-à-vis, si les autorités policières arrivent le prouver, peut lui valoir beaucoup d'ennuis. Dans tous les cas, l'homme est mal parti.