Actualités of Tuesday, 27 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Un grand patron regarde Biya dans les yeux et lui dit deux mots

Sans façon Sans façon

Dans un appel magistral adressé au Président Paul Biya, le 19 janvier dernier, comme le rappelle le journal L’Indépendant n°996 du 26 janvier, le président du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), Célestin Tawamba, réclame un tournant politique fondamental pour sauver l'investissement et restaurer la confiance des marchés.

La sortie du Gecam a fait les choux gras des médias en ligne la semaine dernière. Extraits : Pour TéléAsu, « Célestin Tawamba appelle à la mise en place d’une équipe gouvernementale resserrée et orientée vers l’action qui va améliorer l’environnement des affaires au Cameroun ».

EsbiMedia quant à lui relève que : « (…) L’heure n’est plus aux ajustements de façade, mais à une véritable refondation du pacte social et économique. Le constat du patronat est sans appel : l’attentisme actuel paralyse le pays. Les ménages ne consomment plus, les entrepreneurs diffèrent leurs projets, et le statu quo devient le principal ennemi de la croissance. Le Gecam ne se contente pas de demander un remaniement ; il dresse une liste noire des maux qui étranglent le génie camerounais : pression fiscale étouffante, lourdeurs administratives, déficit énergétique chronique et instabilité réglementaire.

Le communiqué prévient que les atouts du Cameroun ne permettront de porter le pays vers le développement que si les réformes nécessaires sont menées avec courage et détermination. L’appel de Douala est clair. Le secteur privé exige une équipe gouvernementale resserrée, orientée vers l’action et surtout capable d’incarner une rupture.

Ce n’est pas une simple demande technique, c’est un impératif de survie. Pour le Gecam, le futur exécutif doit être capable de traduire la vision présidentielle en résultats concrets, loin des blocages bureaucratiques habituels. Le patronat rappelle d'ailleurs qu’il a déjà transmis ses doléances précises depuis août 2025. Malgré la sévérité du constat, le message reste empreint d’un certain optimisme patriotique.

Le Gecam réaffirme sa foi dans le potentiel du Cameroun, notamment sa jeunesse, ses ressources et son secteur privé résilient. Mais la balle est désormais dans le camp d’Etoudi. En se déclarant prêt à accompagner les pouvoirs publics dans un dialogue constructif, le patronat tend la main, tout en fixant ses conditions : de la lisibilité, de la sécurité juridique, et surtout, des actes. L’économie camerounaise est à la croisée des chemins. Le message de Célestin Tawamba est une main tendue, mais c’est aussi un avertissement : sans un signal fort de l’État, le moteur de la croissance pourrait bien s'enrayer durablement », peut-on lire dans la presse en ligne.