Actualités of Thursday, 28 May 2026

Source: www.camerounweb.com

URGENT : un autre suspect dans l'affaire Martinez Zogo démasqué

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L'auteur affirme que le même officier serait un « rouage clé » de l'affaire Martinez Zogo, sans produire aucun document judiciaire à l'appui. L'affaire Zogo a fait l'objet d'une procédure judiciaire dont les éléments ne sont pas cités



VOICI L'UN DES HOMMES ENVOYÉS POUR ME TUER EN 2022. IL EST AU CŒUR DE L'AFFAIRE MARTINEZ ZOGO

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Il s'appelle NGAMBI Legrand. Aujourd'hui, cet homme en tenue porte le grade de Lieutenant et officie comme attaché militaire à l'ambassade du Cameroun au Tchad.
Pourtant, le 9 mars 2022, sa mission était tout autre : il faisait partie du commando envoyé par le régime de Biya pour m'assassiner. Ce jour-là, aux environs de 20h30, j'ai été enlevé au rond-point Damas à Yaoundé, puis laissé pour mort sur l'autoroute Yaoundé-Nsimalen. À l'époque, NGAMBI Legrand était chef de poste de gendarmerie de la Poste Centrale. Il était l'un des visages de la dizaine de bourreaux qui avaient pour tâche de m'arracher à ma vie, en pleine nuit, pour m'emmener derrière l'école publique de Meyo, juste avant le premier échangeur situé sur l’autoroute Yaoundé-Nsimalen en venant d'Ahala.
Leur ordre de mission était gravé dans leur haine : M’ASSASSINER. Ils me l'ont dit, calmement, en m'ordonnant de faire ma dernière prière. Ce que j'ai fait, l'âme glacée.
Ce 9 mars, j’ai subi la barbarie à l'état pur, les sévices les plus déshumanisants et bestiaux. Ils m'ont entièrement déshabillé, me laissant nu comme un ver de terre, avant de me passer à tabac. Tout au long du trajet dans leur pick-up 4x4, les coups de poing pleuvaient. Arrivés derrière cette école, ils m'ont jeté au sol sur ce terrain désert, alors en chantier. Cailloux, parpaings, fouets, lattes, coups de pied... Ils s'en sont donnés à cœur joie avec une rage vorace, s'acharnant sur mon corps.
Soudain, deux motos ont garé non loin du théâtre de mon calvaire. Me croyant sur le point de rendre l'âme, mes bourreaux ont paniqué, démarré leur véhicule et ont fui. Le reste de l'histoire, vous la connaissez. Si je respire encore aujourd'hui, ce n'est pas de la science : c'est un miracle. Le sort funeste qu'ils ont réservé à mon confrère Martinez ZOGO, c'est exactement celui qui m'était promis. Malgré les plaintes que j’ai déposé au tribunal de grande instance de Yaoundé et à la brigade de Nsimeyong chez mon ami le commandant MANGA aujourd’hui en service à Douala. Malgré toutes ces plaintes, l’affaire a été enterrée. Allez savoir pourquoi.
Le lien de sang avec l'affaire Martinez ZOGO
Ce même NGAMBI Legrand est un rouage clé du martyre de Martinez ZOGO. C’est à lui que Justin DANWE avait initialement confié la mission de filature et d’enlèvement du journaliste. Mais l'argent tardait à venir. DANWE lui répétait qu'Amougou Belinga n’avait pas encore versé l’avance. Quelques jours plus tard, NGAMBI apprend que Martinez ZOGO a disparu, puis qu'il a été sauvagement assassiné. Il comprend alors que DANWE l'a doublé pour travailler avec une autre équipe de tueurs.
Fou de rage et par vengeance, NGAMBI Legrand décide de vendre la mèche à Galax ETOGA, le patron du SED (Secrétariat d'État à la Défense). C’est précisément cette dénonciation qui provoquera la chute et l'arrestation de toute la bande : DANWE, AMOUGOU BELINGA, EKO EKO et les autres.
Pour le récompenser de cette "collaboration", le régime a discrètement éloigné NGAMBI Legrand de son poste à la Poste Centrale de Yaoundé pour le nommer attaché militaire à l’ambassade du Cameroun au Tchad. C'est là-bas qu'il vit sa vie d'officier, à l'abri, pendant que Martinez ZOGO est sous terre et que je porte à jamais les stigmates de leur cruauté.
Ne les laissez pas étouffer la vérité.
Diffusez largement.
Paul Chouta