Alors que la récente cérémonie de prestation de serment des lauréats du MINSANTE, organisée à Bafoussam par la section régionale de l’Ouest, suscitait des interrogations, l’Ordre des Professions Médico-Sanitaires (OPMS) a publié un communiqué officiel le 2 juin 2026. Il répond ainsi aux accusations d’« influence externe », d’« inégalité de traitement » et de « violation de la réglementation » lancées par le Conseil des Professions Médico-Sanitaires (CMSP).
La cérémonie de prise d’engagements et de prestation de serment des lauréats du ministère de la Santé publique s’est tenue récemment à Bafoussam. Présidée par le président national de l’OPMS, M. Moussa, et certains membres du bureau national, cet événement devait marquer l’entrée officielle des nouveaux professionnels dans le champ réglementé.
Dans sa réponse officielle, l’OPMS précise avoir agi « dans le strict respect des lois et règlements de la République ». Il rappelle qu’en vertu des lois N°84-010 et N°84-009 du 5 décembre 1984, il dispose d’une indépendance institutionnelle absolue et d’une compétence exclusive pour décider de l’inscription au tableau, autorisant ainsi l’exercice légal des professions médico-sanitaires.
L’Ordre dénonce par ailleurs ce qu’il appelle des « associations professionnelles véreuses et certains médias qui entretiennent la désinformation et qui agissent à la solde des plus influents ».
« Il n’y a eu ni démarche arbitraire, ni privilège pour certains lauréats aux détriments des autres », souligne le communiqué.
L’OPMS invite tous les lauréats à constituer des dossiers complets auprès des sections régionales, via le site www.opms-ams.com. Il demande aux présidents des sections régionales plus de « rigueur, vigilance et célérité » dans le traitement des demandes.
Par ailleurs, l’Ordre réaffirme son alignement avec les réformes structurelles issues de la réunion interministérielle du 16 août 2024 (Ministre d’État chargé de l’Enseignement supérieur et Ministre de la Santé publique). Il sollicite l’application urgente et définitive des résolutions de cette rencontre pour « une sortie définitive de la crise et un accès équitable des compétences professionnelles au service de la santé des Camerounais ».
Alors que l’OPMS se pose en garant légal de la santé publique et de la régulation des professions médico-sanitaires, le CMSP maintient ses critiques sur le manque de transparence et l’inégalité de traitement. Les prochaines cérémonies prévues dans d’autres régions, selon un agenda officiel annoncé par l’OPMS, seront scrutées.
Les lauréats, eux, restent dans l’attente de clarifications opérationnelles pour pouvoir exercer légalement, sans entraves.









