L'audience du procès de l'assassinat de Martinez Zogo a été suspendue ce mercredi 28 octobre 2026 après que le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, 36ᵉ témoin du ministère public, a manifesté un malaise et demandé à contacter son médecin avant de poursuivre sa déposition. Le Tribunal militaire de Yaoundé a renvoyé l'affaire aux 16 et 17 novembre 2026 à 10 heures.
C'est un nouvel épisode dans un procès déjà saturé de rebondissements. Ce mercredi 28 octobre 2026, alors qu'il devait poursuivre son témoignage devant le Tribunal militaire de Yaoundé, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a été pris d'un malaise.
Selon les informations recueillies, le témoin a manifesté un malaise et a souhaité contacter son médecin pour une discussion avant de continuer sa déposition. Une demande à laquelle le Tribunal a accédé.
À la suite de cette demande de suspension d'audience sollicitée par le témoin, le Tribunal militaire a décidé de renvoyer la cause aux 16 et 17 novembre 2026 à 10 heures. L'audience a été levée à 17h50.
Cette suspension intervient alors que le lieutenant-colonel Ayissi Nanga est au cœur de révélations explosives depuis plusieurs jours. Le 13 octobre, il avait fait irruption dans la salle d'audience pour affirmer qu'il détenait des preuves de l'assassinat et se sentait menacé de mort. Depuis, il a multiplié les accusations, mettant en cause de hautes personnalités, dont le secrétaire d'État à la Défense Galax Etoga, le colonel Otoulou et le lieutenant-colonel Bialo.
La semaine dernière, il avait également affirmé que l'arrestation de Jean-Pierre Amougou Belinga reposait sur une interprétation erronée d'une conversation entre deux membres du commando.
Ce malaise soulève des questions sur l'état de santé du témoin et sur la pression qu'il subit. Il intervient alors que le Dr Olive Ngobo Elok a lancé un appel à la mobilisation pour assurer sa sécurité, et que les débats autour de la protection des témoins dans cette affaire sont plus que jamais d'actualité.









