Le Syndicat national des professionnels de l'information et de la communication (SPIC) a exprimé sa « grande stupéfaction » après l'audition de deux de ses membres par la Brigade de recherches de Nkongsamba. Augustin Chest Titan Yonkeu et Alvarez Lactouo, journalistes exerçant dans la ville, ont été convoqués pour des faits de diffamation, cyberdiffamation, propagation de fausses nouvelles et atteinte à l'honneur. Le SPIC dénonce une « entrave grave à l'exercice de la profession de journaliste et à la liberté de presse ».
Dans un communiqué syndical daté du 29 mai 2026, le SPIC révèle que deux de ses confrères ont été entendus par les services de sécurité de Nkongsamba. Selon le syndicat, les motifs des convocations reposent sur la production de deux articles de presse à l'issue d'une couverture médiatique d'une réunion à la Chefferie de Mbaressoumtoou, dans l'arrondissement de Nkongsamba 3e, le dimanche 17 mai 2026.
Le SPIC affirme que les deux journalistes exerçaient leur métier « de manière très professionnelle et sans reproche sur le plan de la déontologie et de l'éthique ». Selon le syndicat, « il n'y a pas d'intention manifeste de nuire mais plutôt de dénoncer une situation préjudiciable à la population locale », ce qui relève selon lui du « rôle régalien et des missions d'un journaliste ». Dès lors, le SPIC considère cette audition comme « une entrave grave dans l'exercice de la profession de journaliste et de la liberté de presse ».
Un rappel au droit international : Le syndicat rappelle aux autorités camerounaises que l'Observation générale N°34 du Comité des droits de l'homme des Nations unies exige aux États parties de mettre en place des mesures visant à protéger les journalistes contre toute forme de violence ou de censure. Le SPIC affirme que « l'audition d'un professionnel des médias par les autorités judiciaires pour avoir relayé une information est une procédure délicate qui se heurte directement à la liberté de la presse »
Le SPIC annonce qu'il restera « vigilant quant au déroulement et à l'issue de cette procédure ». Le syndicat, enregistré sous le numéro SN/3 du 7 mars 2025, se dit prêt à défendre ses membres.









