Actualités of Friday, 14 August 2026

Source: www.camerounweb.com

URGENT - ÉPERVIER : Paul Biya ordonne des enquêtes sur des hommes d’affaires proches de Ngoh Ngoh (LISTE)

Ce réseau présumé prédateur aurait pris pour cible au moins neuf entreprises publiques Ce réseau présumé prédateur aurait pris pour cible au moins neuf entreprises publiques

Selon certaines indiscrétions, Paul Biya aurait ordonné des enquêtes sur un réseau de corruption impliquant des hommes d’affaires, des responsables d’entreprises publiques et certains proches de Ferdinand Ngoh Ngoh. C’est une révélation de Jean-Pierre Senghor Hamadou, expert en criminalité économique et ancien haut responsable de la Banque mondiale, qui met particulièrement en cause un individu présenté comme « M. Eran », accusé d’avoir joué un rôle central dans des opérations financières suspectes et dans l’obtention de marchés publics.

Au Cameroun, un scandale d’une ampleur sans précédent secoue les plus hautes sphères de l’État, mettant au jour un système de prédation systématique dans lequel des hommes d’affaires sans scrupules, des ministres corrompus et des directeurs généraux d’entreprises publiques se seraient livrés à un pillage organisé des deniers publics, avec la complicité du secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, et de certains conseillers techniques qui auraient fabriqué de faux dossiers afin de piller les caisses de l’État et la Ligne 94.

Le président Paul Biya aurait ordonné plusieurs enquêtes visant ces prédateurs présumés après avoir reçu une liste incriminante, accompagnée de ce qui est décrit comme des preuves irréfutables documentant des transferts massifs de fonds publics vers des comptes personnels et des paradis fiscaux. Parmi les principaux acteurs présumés de ce vaste réseau figure un individu présenté au chef de l’État par Ngoh Ngoh comme l’intermédiaire financier entre le Bataillon d’intervention rapide (BIR) et la présidence, censé être capable de faciliter des financements internationaux : un certain M. Eran.

Cependant, les enquêtes auraient révélé que cet individu — qui se qualifie pompeusement de « commandant » bien qu’il n’ait, semble-t-il, jamais reçu aucune formation militaire — est devenu un prédateur du Trésor public et serait le maillon central d’un système de blanchiment d’argent ayant permis le transfert de milliards de francs CFA vers des banques suisses et israéliennes.

L’affaire prend une dimension internationale. Le gouvernement israélien, qui aurait été alerté par des transactions suspectes transitant par l’ambassade du Cameroun en Israël, a mené ses propres enquêtes, confirmant l’existence de flux financiers anormaux. Une nouvelle enquête aurait désormais été ordonnée sur plusieurs entreprises publiques, au sein desquelles cet opérateur israélo-libanais, agissant prétendument au nom du président Paul Biya, aurait obtenu des marchés publics d’une valeur de plusieurs milliards de francs CFA grâce à des pratiques de trafic d’influence.

Ce réseau présumé prédateur aurait pris pour cible au moins neuf entreprises publiques, dont certaines constituent des piliers de l’économie camerounaise. Le Port autonome de Douala, Camtel, la SCDP, l’ART, la CSPH et Sonara figureraient parmi les victimes de ces pratiques mafieuses. Camtel, en particulier, aurait été gravement touchée par ce prédateur présumé qui, bien que formé comme informaticien, se serait autoproclamé conseiller en gestion financière et aurait imposé ses décisions sans aucune légitimité.

Le président Paul Biya, qui aurait été informé de l’ampleur du pillage, aurait été très surpris d’apprendre que M. Eran, présenté comme une figure pseudo-militaire, serait en réalité un imposteur. Les enquêtes en cours visent à établir l’ampleur du détournement présumé, qui pourrait s’élever à des centaines de milliards de francs CFA. Des mandats d’arrêt pourraient être délivrés à l’encontre de plusieurs hauts responsables et hommes d’affaires, tandis que des avoirs saisis en Suisse et en Israël pourraient être restitués au Trésor public.

Cette affaire, qui fait écho à des scandales antérieurs tels que le « Covigate » et le « Cangate », révèle une fois de plus l’impunité qui régnerait au sommet de l’État et la complicité active de certaines personnes proches du pouvoir dans le pillage des ressources nationales. Les Camerounais, exaspérés par ces pratiques, attendent que justice soit faite et souhaitent que les auteurs présumés soient traduits devant la Cour pénale spéciale.

La République ne peut plus tolérer qu’une poignée d’individus, protégés par leurs réseaux d’influence, s’enrichissent sur la misère du peuple. En ordonnant ces enquêtes, Paul Biya a ouvert une brèche dans le mur de l’impunité. Il appartient désormais à la justice de démanteler ce réseau de corruption présumé et de restituer aux Camerounais ce qui leur a été volé.

Comme le disent les citoyens : « Il n’est pas acceptable que des pseudo-milliardaires continuent de piller le Cameroun alors que des millions de personnes vivent dans une pauvreté indigne. » La traque des prédateurs présumés a commencé, et l’espoir grandit de voir ces crimes économiques mis au jour. Le peuple exige des comptes — et il les obtiendra. L’heure de la justice a sonné. Qu’elle soit implacable.

Jean-Pierre Senghor Hamadou, expert en criminalité économique et ancien haut responsable de la Banque mondiale.