Actualités of Tuesday, 1 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Le procès relatif à l’assassinat du journaliste Martinez Zogo connaît un nouveau rebondissement avec la mutation du commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé, Cerlin Belinga. Nommé au Tribunal militaire de Maroua par un décret signé le 31 août 2026 par le président Paul Biya, le magistrat quitte ainsi son poste alors que les audiences se poursuivent, une décision qui suscite de nombreuses interrogations sur son opportunité.
Dans une récente sortie, l’homme politique Moussa Njoya affirme que cette mutation pourrait être suivie d’autres changements au sein de l’équipe du ministère public chargée du dossier. Selon lui, des « manœuvres » sont actuellement en cours pour écarter du procès les substituts du commissaire du gouvernement, Ze Ekotto et Anicet Tchateu.
Moussa Njoya rappelle que ces deux jeunes magistrats se sont particulièrement illustrés lors des audiences des 13 et 14 juillet derniers, au cours desquelles le colonel Otoulou, membre de la commission d’enquête mixte ayant conduit les investigations préliminaires, avait été entendu comme témoin.
« Pour ceux qui ne le savent pas, ce sont ces deux jeunes substituts du commissaire du gouvernement qui avaient mis en très grande difficulté le Colonel Otoulou lors de la première audience de son témoignage, les 13 et 14 juillet derniers. »
Pour l’homme politique, leur intervention a fortement mis en difficulté l’officier supérieur et a été saluée par plusieurs observateurs présents dans la salle, notamment l’activiste des droits humains Maximilienne Ngo Mbe.
Moussa Njoya estime que l’éventuel retrait de Ze Ekotto et Anicet Tchateu du dossier constituerait un signal préoccupant. Il y voit le risque d’un affaiblissement de la dynamique judiciaire engagée autour de l’affaire Martinez Zogo et redoute que ces changements successifs ne compromettent la recherche de la vérité.
« Si ce scénario venait à se réaliser, cela confirmerait la volonté de noyer toute possibilité de vérité dans le dossier Martinez Zogo, car ce sont ces deux substituts qui sont le cerveau de cette affaire, sur laquelle ils travaillent minutieusement depuis le début ! », conclut-il l’homme politique