Le président du Conseil constitutionnel du Cameroun, Clément Atangana, a été victime d'un accident de la circulation ce dimanche 12 juillet 2026, au niveau du contrôle mixte de Nomayos. Selon des sources concordantes, son véhicule a été percuté par un camion. Le haut magistrat a quitté les lieux à bord d'un véhicule de son cortège, tandis que les témoins présents sur place ont été priés de ne pas filmer ou photographier la scène.
L'accident s'est produit en début de soirée au niveau du contrôle mixte de Nomayos, un carrefour routier stratégique situé à l'entrée sud de Yaoundé. Selon les premiers éléments recueillis par les témoins, le véhicule du président du Conseil constitutionnel aurait été heurté par un camion.
L'impact a causé d'importants dégâts matériels. Le président du Conseil constitutionnel, qui effectuait probablement un déplacement, a quitté les lieux à bord d'un autre véhicule de son cortège peu après l'accident.
Les témoins présents sur les lieux de l'accident ont été priés par les services de sécurité de ne pas prendre d'images, selon plusieurs sources ayant assisté à la scène. Les forces de l'ordre ont rapidement sécurisé la zone et fait barrage, empêchant les passants de s'approcher.
Cette discrétion, habituelle dans les accidents impliquant de hautes personnalités, vise à protéger la vie privée du magistrat. L'état de santé de Clément Atangana n'a pas encore été officiellement communiqué.
Clément Atangana est une figure majeure du paysage judiciaire et politique camerounais. Il préside le Conseil constitutionnel, la plus haute juridiction du pays en matière de contrôle de constitutionnalité des lois et de régulation des élections. Ancien ministre de la Justice sous Paul Biya, il avait été nommé président du Conseil constitutionnel le 14 février 2018 pour un mandat de neuf ans non renouvelable.
Sa nomination avait suscité des critiques, certains estimant que le magistrat, issu du tribunal militaire et très proche du chef de l'État, n'aurait pas dû occuper ce poste. Le Conseil constitutionnel avait également été au centre de controverses en 2018, lorsque les recours avaient été rejetés, validant ainsi la réélection de Paul Biya .









