Actualités of Monday, 28 September 2026
Source: www.camerounweb.com
L'évêque Christophe Claude Ohandja Ohandja, Superintendant de la Mission Évangélique Vie et Paix du Cameroun (MEVIPAC), a été interpellé samedi 26 septembre 2026 à Ngaoundéré, en pleine prédication, sur la base d'un avis de recherche émis le 25 août par le Groupement de gendarmerie de Douala-Bonanjo. Une nouvelle procédure qui survient trois mois seulement après que le Tribunal de première instance de Douala-Ndokoti a déclaré irrecevable, pour défaut de qualité pour agir du requérant, une action similaire engagée contre lui par Philippe Obaker au nom de la MEVIPAC.
Info en continu… CHRISTOPHE OHANDJA OHANDJA INTERPELLÉ À NGAOUNDERE, TROIS MOIS APRÈS L’ÉCHEC D’UNE PROCÉDURE JUDICIAIRE ENGAGÉE CONTRE LUI
L’évêque Christophe Claude Ohandja Ohandja, qui exerce les fonctions de Superintendant de la Mission Évangélique Vie et Paix du Cameroun (MEVIPAC), a été interpellé samedi 26 septembre 2026 à Ngaoundéré. La nouvelle procédure intervient trois mois après un jugement du Tribunal de première instance de Douala-Ndokoti qui avait déclaré irrecevable une action engagée contre lui par Philippe Obaker au nom de la MEVIPAC.
Une interpellation en plein culte à Ngaoundéré
Christophe Claude Ohandja Ohandja a été interpellé samedi 26 septembre 2026, aux environs de 15 heures, alors qu’il prêchait à la Maison de la Bible de l’Église Évangélique Luthérienne du Cameroun, à Ngaoundéré.
L’intervention a été menée par des éléments du Commissariat central de police et de la Compagnie de gendarmerie de Mbideng. Le responsable religieux, qui n’a opposé aucune résistance, a ensuite été conduit à la Brigade de Mbideng.
Les forces de sécurité ont indiqué agir sur la base d’un avis de recherche, sans qu’une copie de celui-ci ne lui soit remise au moment de l’intervention.
Cet avis aurait été émis le 25 août 2026 par le Groupement de gendarmerie de Douala-Bonanjo, à la suite d’une plainte attribuée à Philippe Obaker. Les faits évoqués concernent notamment une contestation de l’utilisation du titre de Superintendant de la MEVIPAC ainsi que des accusations de faux et usage de faux en écriture privée.
Une précédente procédure engagée par Philippe Obaker
Cette nouvelle affaire intervient alors qu’une procédure présentant des qualifications pénales similaires avait déjà opposé les mêmes protagonistes devant le Tribunal de première instance de Douala-Ndokoti.
Le jugement n°2036/COR du 22 juin 2026, dont l’expédition est revêtue des mentions du greffe du Tribunal de première instance de Douala-Ndokoti, permet de retracer précisément cette première procédure.
L’affaire opposait le ministère public et la Mission Évangélique Vie et Paix du Cameroun à Christophe Ohandja Ohandja. Dans cette procédure, la MEVIPAC était représentée par le révérend apôtre Philippe Pierre Emmanuel Obaker, présenté comme secrétaire général du Conseil exécutif de l’œuvre.
La procédure avait été engagée par citation directe suivant exploit d’huissier du 11 octobre 2022.
Christophe Ohandja Ohandja était poursuivi pour faux et usage de faux en écritures privées ou de commerce, usurpation de fonction et commission d’infraction par voie de réseaux sociaux ou de cybercriminalité.
Le jugement mentionne notamment les articles 74, 304, 206, 241 et 241-1 du Code pénal camerounais.
Le tribunal avait demandé à Philippe Obaker de justifier sa qualité pour agir
C’est sur cette question que la décision du 22 juin prend une importance particulière.
Après plusieurs années de procédure et plusieurs renvois, le tribunal a examiné la capacité du requérant à engager l’action au nom de la MEVIPAC.
Le jugement relève que la Mission Évangélique Vie et Paix du Cameroun est une Église ou association religieuse créée et autorisée par décret présidentiel et que ses statuts ainsi que son règlement intérieur ont été homologués par le ministère de l’Administration territoriale.
Les magistrats indiquent également que les documents correspondants avaient été versés au dossier et n’avaient pas été contestés.
Surtout, le jugement précise qu’au cours de la procédure, le ministère public avait demandé que soit justifiée la qualité du demandeur.
L’affaire avait alors été renvoyée à plusieurs reprises afin de permettre au requérant d’établir sa qualité pour agir au nom de l’organisation.
Selon les constatations du tribunal, cette justification n’a finalement pas été apportée.
L’action contre Ohandja déclarée irrecevable
Le Tribunal de première instance de Douala-Ndokoti en a tiré une conséquence procédurale claire.
Dans les motifs du jugement, il constate que, malgré les renvois accordés, le requérant n’a pas justifié sa qualité pour agir dans cette affaire. Le tribunal conclut en conséquence que l’action est irrecevable pour défaut de qualité pour agir du requérant.
Le dispositif est explicite : la juridiction constate que le requérant n’a pas justifié sa qualité pour agir, déclare son action irrecevable pour défaut de qualité et condamne la partie civile aux dépens, liquidés à 27 000 francs CFA.
Cette somme devait être prélevée sur la consignation versée au greffe, le reliquat devant être restitué. Les parties avaient par ailleurs été informées d’un délai de dix jours pour exercer les voies de recours.
Une décision favorable à Ohandja.
Le rapprochement entre le jugement du 22 juin et les événements de septembre soulève désormais une question centrale.
La première procédure avait été engagée au nom de la MEVIPAC par Philippe Obaker et comportait déjà des poursuites pour usurpation de fonction ainsi que pour faux et usage de faux. Or, dans cette affaire, le tribunal avait précisément constaté que le requérant n’avait pas établi sa qualité pour agir.
Ainsi va la République