Actualités of Saturday, 22 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Trompé, il étrangle sa compagne

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Osee Yen Enock, 22 ans, a étranglé sa compagne Diane Yidi Ebabi, 19 ans, après avoir appris qu'il n'était pas le père de l'enfant qu'elle attendait. Il a ensuite enterré son corps à l'arrière de la maison, près d'une fosse septique. Les odeurs nauséabondes ont alerté le voisinage, qui a découvert une jambe dépassant à peine de la terre. Après huit jours de cavale, le suspect a été interpellé au quartier Mokolo. Il a avoué son crime devant la gendarmerie. Diane laisse derrière elle un petit garçon de trois ans.






Trompé, il étrangle sa compagne
Osee Yen Enock, 22 ans, a été interpellé le 17 août dernier au quartier Mokolo, par la gendarmerie, huit jours après avoir commis son forfait et pris la fuite.

Sonia OMBOUDOU
Les larmes aux yeux, les mains menottées devant le visage. Ce 20 août, Osee Yen Enock, 22 ans, peine à croiser le regard de ses anciens voisins, venus nombreux au lieu-dit « Dakar en bas » dans l'arrondissement de Yaoundé. L'ancien commerçant au marché Mvog-Mbi a été conduit par les éléments du Service des recherches judiciaires et de lutte contre le grand banditisme de la Première région de gendarmerie sur les lieux du crime. Accusé d'avoir tué sa compagne Diane Yidi Ebabi, 19 ans, il a reconstitué les faits de la nuit du 9 août 2026. Barrée par un cordon de sécurité, la porte du studio où s'est déroulé le drame est descellée par les gendarmes. Direction la chambre. « Samedi 8 août, elle est arrivée en soirée. Elle m'a annoncé qu'elle était enceinte de trois mois. J'ai accepté. Mais le lendemain, elle change de version et me parle plutôt d'un retard d'un mois et demi. Je lui ai dit que ce n'est donc pas moi le père », relate le suspect. Une dispute éclate entre les tourtereaux, en couple depuis huit mois. « Je l'ai saisie par le cou. J'ai serré jusqu'à ce qu'elle ne respire plus. Et lorsque je me suis rendu compte qu'elle ne bougeait plus, j'ai jeté son corps au sol », ajoute-t-il. Le corps de Diane Yidi Ebabi reste deux jours dans la chambre. Dans la nuit du 9 au 10 août, le suspect décide de l'enterrer à l'arrière de la maison, près d'une fosse septique à ciel ouvert.

Ce sont les odeurs nauséabondes qui alertent le voisinage quelques heures plus tard. « Les odeurs avaient déjà envahi une bonne partie du quartier. On m'a dit qu'on avait vu le jeune homme tirer un vieux matelas. Dans ce matelas, les voisins soupçonnaient qu'il y avait un corps », relate Sa Majesté Léon Maurice Owona, chef de 3e degré du quartier Dakar I. Alertés, les éléments du poste de police de la gare ferroviaire, située à proximité, découvrent une jambe dépassant à peine de la terre. Le suspect prend alors la fuite. La victime est inhumée à Mfou le 12 août en raison de l'état de décomposition avancé de son corps. Le même 12 août, la famille de la victime saisit la gendarmerie. Une enquête est ouverte. Sur instruction du général de brigade Toungue Elias, commandant la Première région de gendarmerie, les enquêteurs remontent la piste. Grâce à la famille, ils obtiennent le nouveau numéro du suspect qui « se déplaçait de quartier en quartier dans la ville de Yaoundé », indique le lieutenant-colonel Julien Fredy Etoua, chef d'État-major de la Première région de gendarmerie. Le 17 août, Osee Yen Enock est interpellé au quartier Mokolo, dans un secteur de trafic de stupéfiants. En garde à vue, il passe aux aveux. Alors que le suspect devra répondre de ses actes devant la justice, Diane Yidi Ebabi laisse derrière elle un petit garçon de trois ans.