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Actualités Criminelles of Tuesday, 23 November 2021

Source: Kalara

Trois vigiles en prison pour le vol d’une mallette contenant une arme

A la  prison centrale de Kondengui A la prison centrale de Kondengui

Ils sont accusés d’avoir cassé la vitre d’un véhicule qui garé au parking de la compagnie de transport aérien Camair-Co et d’y avoir soutiré de nombreux effets personnels du propriétaire du véhicule cambriolés. Les accusés nient les griefs portés à leur encontre.

Détenus à la prison centrale de Yaoundé Kondengui depuis 2019, M. Hotoloum Gédéon, M. Kedawa et M. Koromba Raphael trois jeunes vigiles ont tous répondu présents à la convocation du Tribunal de première instance (TPI) de Yaoundé, centre-administratif (CA) le 19 novembre 2021.

Ils ont été renvoyés devant la barre pour s’expliquer sur des faits supposés de vol en coaction retenus à leur encontre. M. Razack Goni est l’initiateur d’une citation directe dirigée contre ces trois jeunes personnes. Il leur reproche le vol d’une mallette contenant une importante somme d’argent, une arme automatique, un téléphone de marque IPhone, un chargeur de 12 munitions.

Des effets qu’ils auraient soutirés dans son véhicule garé en face de la compagnie aérienne camerounaise Camer-co. Il ressort de l’exposé faits présentés par la représentante du parquet que le dimanche 29 septembre 2019, aux environs de 10h, trois individus à bord d’une moto ont cassé la vitre du véhicule de M. Razack Goni avant de s’emparer des effets qui s’y trouvaient et. de fondre dans la nature.

Selon le ministère public, les images de la caméra de surveillance ont permis de remonter jusqu’à M. Kedawa, un étudiant recruté comme vigile à la compagnie aérienne, ainsi que M. Hotoloum Gédéon, gardien dans une structure voisine à la Camerco. M. Koromba Raphael le 3e accusé, avait travaillé comme vigile dans le même endroit avant de devenir conducteur de mototaxi dans la ville de Yaoundé. Les trois jeunes accusés rejettent en bloc les accusations qui pèsent sur leurs personnes.

M. Hotoloum Gedéon, le premier à présenter sa défense devant le juge, reconnaît avoir été à son poste de travail le jour du forfait, mais précise avoir fait un déplacement juste pour s’approvisionner en nourriture. A son retour, dit-il il aurait été filmé par la caméra de surveillance. Il souligne en outre avoir subi de violences de la part, des enquêteurs le jour de son arrestation.

Ces derniers voulaient qu’il leur indique l’identité des personnes qui ont commis le forfait. Le détenu raconte que les enquêteurs avaient saisi son téléphone portable dans lequel ils ont extrait et tracé le numéro de son coaccusé Koromba Raphael et l’ont contraint de les amener au domicile de ce dentier. Chose qu’il déclare avoir fait

Des déclarations que son coaccusé Koromba a corroborées, en précisant que les enquêteurs avaient débarqué chez lui à 2h du matin pendant qu’il dormait. Il explique à son tour avoir fait, l’objet d’une torture avant d’être embarqué à la police judiciaire (P)) pour la suite de l’enquête. Ces deux personnes déclarent qu’elles ne connaissent pas Kedawa, leur compagnon de cellule.

Et Kedawa a, quant à lui, expliqué avoir été interpellé le 29 septembre 2019, deux semaines après les faits. Selon lui, les gendarmes avaient raflé les lieux. Il se souvient que c’est un jour où il avait laissé son poste pendant quelques minutes pour aller faire un transfert de crédit téléphonique à quelques mètres de son lieu de service. C’est à son retour que la caméra de surveillance l’aurait filmé lorsqu’il se trouvait à environ 60 mètres du lieu où le forfait avait été commis.

Néanmoins, l’étudiant a souligné qu’à la P), les images de la caméra de surveillance lui avaient été montrées. On y voyait trois individus à bord d’une moto à côté du véhicule cambriolé. Deux occupants de la moto étaient descendus pour commettre le forfait avant de disparaître dans la nature.

Il souligne que malgré le fait que le visage du conducteur était flou sur les images, il ne ressemblait pas à Koromba Raphael qui avait été indexé et que les autres personnes ne ressemblaient ni à Hotoloum encore moins à lui-même. Il explique que sur les mêmes images, on aperçoit Hototoum qui achetait les beignets au bord de la route.

Des explications qui ont suffisamment édifié le ministère public qui, dans ses réquisitions, a demandé que M. Kedawa et M. Koromba soient déclarés non coupables (tes faits qui leur sont reprochés et demande leur relaxe. Quant à Hotoloum, la représentante du parquet demande qu’il soit reconnu coupable de vol car «il a pris sur lui d’aller montrer le véritable auteur du forfait aux enquêteurs». L’affaire a été mise en délibéré pour le 17 décembre prochain.

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