Dans une mise au point, Me Bayebeck, avocat des sœurs de Yannick Noah fait savoir qu’un huissier venant de la part de ce dernier lui a servi une sommation lui demandant de fournir les preuves des déclarations qu’on lui prête dans le magazine « Voici » faute de quoi il sera poursuivi en justice.
Selon Me Bayebeck ce sont des propos tronqués. Il demande à Yannick Noah d’aller se balader avec ses menaces et dit attendre calmement que la justice française vienne caresser la plante de ses pieds.
Ses clientes, les sœurs Noah accusent leur frère d’avoir pris en otage l’héritage familial laissé pas leur père Zacharie qui lui aussi était le client de Me Bayebeck.
Démenti contenant mise au point.
Monsieur,
En main, la sommation à moi servie à votre requête en date du 06 Mars 2026, par le Ministère de Maitre FOUMANE FAM Sylvain Bernard, Huissier de justice à Yaoundé, par laquelle vous m'intimez l'ordre de vous communiquer des éléments de preuve en rapport avec les déclarations qui me sont prêtées dans le magazine français «VOICI» publié en ligne le 27 février 2026 et faute pour moi de me conformer aux termes de ladite sommation, notamment en vous fournissant les éléments sus-évoqués ou en publiant un démenti sur papier entête, vous menacez d'engager à mon encontre des procédures judiciaires en France pour diffamation et paiement de dommages et intérêts.
Réagissant promptement à cette tentative de bâillonnement voire d'intimidation, il me plait tout d'abord d'indiquer que les propos qui me sont maladroitement prêtés dans le susdit magazine ont été incontestablement altérés par le journaliste avec qui j'ai passé une interview à la demande de vos sœurs Nathalie Elisabeth NOAH et Isabelle Michèle Scholastique NOAH dont je suis le Conseil.
En effet, agissant dans le strict respect de mon ministère d'Avocat, j'ai été saisi par un journaliste comme sus-indiqué, à l'effet d'apporter des éclaircissements sur la bataille judiciaire autour du patrimoine successoral de Feu Zacharie NOAH, votre défunt père, dont j'ai été également l'Avocat pendant de longues années jusqu'à son décès courant l'an 2017 et à ce titre, je peux être considéré à bon droit comme un dépositaire d'importantes informations le concernant ainsi que sa succession.
Aussi, je voudrais de façon prosaïque voire singulière, apporter quelques éléments de réponse
à vos interrogations :
• Je n'ai jamais déclaré au magasine «VOICI» que : «la justice nous a donné raison sur le plan du droit, mais la partie adverse multiplie les recours, il y a sans doute des pressions sur les juges, et nous ne parvenons pas à faire annuler la vente».
Tout au contraire, j'ai indiqué au journaliste que mes clientes ont été déboutées de toutes les procédures engagées notamment celle en nullité de vente mais que la décision y afférente reste à ce jour non définitive.
D'ailleurs, il serait paradoxal de croire que j'ai déclaré dans un premier temps que mes clientes avaient eu gain de cause et dans un second, que celles-ci ne parvenaient pas annuler la vente sus-évoquée en raison de pressions exercées par leur frère sur les juges.
• S'agissant de la preuve de la loi qui interdit la vente d'un bien par un parent à l'un de ses enfants, je pense que seul le Tribunal peut apprécier le bien-fondé ou non de l'action de mes clientes. Celle-ci n'a pas prospéré devant le Tribunal pour défaut de production dudit acte de vente. Le Tribunal descendu à l'Etude du Notaire instrumentaire avait constaté que ledit acte existe bel et bien, puisque le clerc de Notaire ayant reçu le Tribunal lors du transport judiciaire, a attesté de son existence.
Malheureusement, en l'absence de la minute dudit acte curieusement introuvable, il nous a été impossible d'en produire une expédition, d'où la décision rendue.
Mais, il importe de rappeler que les ventes passées au mépris du respect de la réserve héréditaire des autres co-indivisaires est une forme de donation déguisée et même la justice française a eu à annuler de telles ventes.
D'ailleurs, l'article 913 du Code Civil camerounais (identique Code Civil français) dispose que : «Les libéralités, soit par actes entre vifs, soit par testament, ne pourront excéder la moitié des biens du disposant, s'il ne laisse à son décès qu'un enfant ; le tiers, s'il laisse deux enfants; le quart, s'il en laisse trois ou un plus grand nombre.».
Cela signifie trivialement qu'un parent ne peut pas tout donner à un seul enfant. Il doit: respecter la part minimale (réserve) des autres enfants selon leur nombre et comme le prévoit la loi.
Je tiens à signaler qu'avant de revendiquer leur part dans la succession de leur défunt père, mes clientes avaient obtenu un jugement d'hérédité en date du 22 septembre 2022 rendu par le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi qui avait ordonné la liquidation et le partage des biens de la succession et avait commis pour y procéder Maître Jean MANA, Notaire à Yaoundé.
Dans le cas de la Succession de Feu Zacharie NOAH, la situation se présente actuellement comme suit :
- Yannick Simon Camille NOAH : 100% des biens reçus
- Nathalie Elisabeth NOAH : 0%
- Isabelle Michèle Scholastique NOAH : 0%
Est-ce donc pour avoir pris cette position en tant qu'Avocat, exerçant ses missions de défense, d'assistance, de Conseil et de représentation vis à vis de ses clientes et en m'appuyant sur le susdit fondement juridique devant les Tribunaux saisis, que je serais passible de poursuites pénales pour diffamation?
Pourquoi n'avoir engagé aucune procédure contre vos sœurs qui répandent en permanence leur désarroi dans les réseaux sociaux ?
Face à cette violente prise à partie, alors que je ne fais que mon travail d'Avocat, saisi par vos sœurs Nathalie Elisabeth NOAH et Isabelle Michèle Scholastique NOAH qui poussent depuis leurs cris de détresse pour n'avoir rien reçu de la Succession de votre défunt père Zacharie NOAH, j'entends me déconstituer, laisser Yannick Simon Camille NOAH face à sa conscience et à ses sœurs désemparées, j'attendrai désormais depuis mon Cabinet que les flammes de la justice Française viennent caresser la plante de mes pieds pour une prétendue diffamation.
Me Bayebeck









