Les débats dans le procès de l’assassinat de Martinez Zogo font émerger un nouvel élément sur le contexte sécuritaire qui entourait l’ancien directeur général de la recherche extérieure (DGRE), maxime Eko Eko, avant son arrestation. Lors de son contre-interrogatoire face au colonel Otoulou, l’ancien patron du renseignement extérieur a affirmé qu’il conduisait parallèlement une enquête particulièrement sensible sur un présumé projet de coup d’état, sur instruction du président Paul Biya.
Cette mission a été confiée à Maxime Eko Eko dès novembre 2022
Maxime Eko Eko affirme que le 26 janvier 2023, sa hiérarchie l’a relancé afin qu’il transmette les conclusions de ses investigations. Il a finalement déposé son rapport le 30 janvier 2023.
Moins de vingt-quatre heures plus tard, le 31 janvier 2023, il était interpellé par la gendarmerie dans le cadre de l’enquête ouverte après l’assassinat de Martinez Zogo. Il sera ensuite poursuivi et placé en détention provisoire.
Chronologie des faits:
* NOVEMBRE 2022 : Maxime Eko Eko reçoit l’instruction du président Paul Biya d'enquêter sur un projet de coup d'état.
* 26 JANVIER 2023 : il est relancé par sa hiérarchie pour remettre son rapport.
* 30 JANVIER 2023 : Maxime EKO EKO transmet finalement son rapport au président de la République, Paul BIYA
* 31 JANVIER 2023 : Maxime EKO EKO est arrêté par la gendarmerie dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Martinez Zogo.









