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Actualités Régionales of Wednesday, 10 November 2021

Source: La Nouvelle Expression

Tensions à Penka-Michel : des inconnus ont incendié des maisons

Les populations des villages Baneghang, Bakassa  vivent désormais dans la peur. Les populations des villages Baneghang, Bakassa vivent désormais dans la peur.

Dans la nuit de dimanche 7 novembre dernier, trois maisons ont été incendiées par des inconnus. La population vit désormais dans la peur.

Les populations des villages Baneghang, Bakassa et Bassossia dans le Groupement Bansoa, Arrondissement de Penka-Michel, vivent désormais dans la peur. Dans la nuit du dimanche 7 novembre 2021, ils ont été la cible d’étranges pyromanes. «Il était 18 heures 30 min. je venais de regarder ma montre parce que j’avais des médicaments à prendre à 20 heures. Quand je suis rendue compte que ce n’était encore le moment de prendre mes comprimés, je me suis assise un peu pour attendre. Soudain, j’ai suivi des cris stridents qui venaient d’une chambre de la concession. C’est mon petit fils qui criait au feu», relate Elysée Ngansa.

À peine sortie, cette octogénaire se rendra compte que le toit de la cuisine où elle avait préparé le diner 30 minutes plus tôt était en train de consumer. Grâce à l’intervention des autres villageois, les flammes ont été maîtrisées. Au même moment, une autre maison brûlait toujours à partir de son toit, au niveau du carrefour menant au village Bassossia. Là aussi, la prompte réaction des riverains a été salvatrice. En plus de quelques tôles fondues sous l’effet des flammes, une de la charpente a été touchée.

Si pour ces deux victimes, le bilan est presqu’insignifiant, pour la dernière, il est catastrophique. Toute la maison de “Ma’a” Martina, une octogénaire est partie en fumée. « Je venais de prendre certains comprimés et je ressentais quelques effets indésirables qui n’ont poussé à somnoler. Pendant que je somnolais, j’ai fait un songe où je voyais plusieurs personnes autour de ma maison. Et je leur demandais ce qui se passe», se souvient-elle. Sauf que les scènes de son songe étaient bien une réalité.

«Quand j’ai sursauté, j’ai suivi comment ma voisine frappait de toutes ses forces ma porte. Sortie, j’ai vu que ma maison était en train de brûler. Tous les gens qui étaient là n’ont pu rien faire. Tellement les flammes étaient ardentes. J’ai tout perdu», précise-t-elle avant d’entonner une psalmodie sous les regards compatissant de ses voisines.

Trois incendies en nuit? Cela a suffi pour susciter des interrogations. Toutes portent sur l’identité du pyromane. Les soupçons dépopulations de Bansoa sont portés contre les conducteurs de moto taxis dont deux de leurs collègues ont été tués au cours d’une bagarre générale samedi 6 novembre dernier, à Bassossia. «Constatant, que certains de leurs amis étaient en train de souffrir, d’autres se seraient cachés dans les champs. Ils ont sans doute attendu la nuit pour commencer è brûler les maisons», suppute un habitant de Bassossia. Loin d’être fortuit, son soupçon s’appuie sur le fait que les collègues des mototaximen passés de vie à trépas, ont promis une descente punitive en guise de vengeance.

Les populations hantées par la peur
Depuis ces incidents, les nuits des populations de Bansoa ne sont pas paisibles. «Nous avons appris que ceux qui ont mis le feu ont dit que c’est juste un avertissement; qu’ils vont revenir. Ne sachant pas à quel moment ils peuvent nous surprendre, nous ne dormons plus», confie Élysée Ngansa. «Nous avons vraiment perdu le sommeil», ajoute un de ses petits-fils qui appelle à l’aide, les autorités.

Pour mémoire, la rixe déclenchée samedi 6 novembre dernier, s’était soldée par la mort de deux conducteurs de moto taxis, tous exerçant à Bafoussam. De même, quatorze motos appartenant à ces mototaximen partis de Bafoussam, avaient été saisies et calcinées. Descendu le terrain le lendemain, le Gouverneur de la Région avait appelé les populations au calme, annonçant l’ouverture d’une enquête qui devrait déboucher sur une procédure judiciaire afin que justice soit faite. Manifestement, son discours n’a pas été écouté par tous.

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