Actualités of Thursday, 29 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Tchiroma Bakary : les pourparlers secrets avec le pouvoir, avant l’interdiction du FSNC, révélés par Jeune Afrique

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Le 27 octobre, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a suspendu le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) pour trois mois sur l’ensemble du territoire. Selon Jeune Afrique, cette décision est liée à l’échec de négociations secrètes engagées entre le pouvoir et Issa Tchiroma Bakary. Le magazine tient cette information d’une source sécuritaire, dont il ne donne pas l’identité.

Des partenaires étrangers à la manœuvre. D’après Jeune Afrique, au lendemain de la présidentielle, « plusieurs partenaires s’étaient engagés à renouer le dialogue » entre l’opposant et le pouvoir. La source sécuritaire affirme au magazine que ces négociations, qui auraient notamment impliqué l’Union européenne, le Nigeria et les États-Unis, avaient « réussi à calmer les ardeurs ». Jeune Afrique précise qu’Issa Tchiroma Bakary avait décliné le poste de Premier ministre un temps évoqué par son rival. Selon le magazine, l’accalmie a été de courte durée, suivie d’un regain de tensions, avant que les discussions soient relancées avec certains partenaires.

Un retour et un « poste important » prévus. Jeune Afrique rapporte, selon la même source : « Il était prévu qu’Issa Tchiroma Bakary revienne au Cameroun à la fin du mois d’octobre (…) et occupe un poste important. » Le magazine ajoute que ces négociations auraient eu pour effet de suspendre la formation d’un nouveau gouvernement jusqu’à ce que les parties trouvent un accord. Aucun autre détail sur ce poste n’est donné.

Une confirmation côté FSNC. Contactée par Jeune Afrique, une source interne au FSNC confirme que tout était prêt pour le retour de l’opposant. Un comité d’organisation avait été mis sur pied, avec banderoles, t-shirts et autres gadgets, selon le magazine.

Un gage de bonne foi, puis un refus. Jeune Afrique indique que, pour montrer sa bonne foi, le pouvoir a entrepris de libérer plusieurs prisonniers politiques. Le magazine ne dit ni combien ni lesquels. Mais ces mesures n’auraient pas suffi : l’opposant a préféré, selon Jeune Afrique, dire non à un retour et maintenir une ligne dure. Cela a fini, écrit le magazine, par exaspérer Yaoundé, d’où l’interdiction prononcée le 27 octobre.