Actualités of Saturday, 17 January 2026
Source: www.camerounweb.com
La nouvelle année commence par un changement majeur lié aux réseaux sociaux et aux créateurs de contenus. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, l'a annoncé. Désormais, les concernés vont payer des impôts en fonction de leurs abonnés et de leurs activités sur la toile.
Moustik le Karismatik, artiste humoriste et comédien de profession, a appris la nouvelle et elle ne l'enchante pas vraiment. « La loi sur la déclaration des biens, on l'a appliquée chez quel ministre ? », demande-t-il ironiquement.
La célébrité ne s'est pas arrêtée là. Elle a écrit et posté : « Si on doit déjà payer, c'est mieux qu'on nous dise où est l'argent du Covid et pourquoi le stade d'Olembe (les travaux, ndlr) n'est pas fini ». Dans les deux dossiers évoqués, le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh est impliqué, une façon pour Moustik le Karismatik de l'attaquer ouvertement.
Cette action peut lui valoir une convocation, sachant que par le passé, des personnes bien connus ont été emprisonnées pour moins que ça. Une situation qui fait marrer l'activiste Jorel Jacques Zang, surpris que des influenceurs commencent subitement à s'intéresser à la politique avec l'annonce d'une telle loi.
« Mort de rire. Quand vous sentez vos intérêts menacés, vous l'ouvrez sur les réseaux sociaux. Vous allez seulement ouvrir vos gosiers plus que cela car on va seulement vous prélever les impôts dorénavant.
Vu que vous ne nous servez à rien au Cameroun, les autorités n'ont qu'à faire de vous ce qu'elles veulent. Donc comme ça, Moustik le Karismatik est au courant de toutes ces dérives et comme aujourd'hui, c'est son gombo qui est en danger, il l'ouvre.
Cela fait rire. Soutien total au gouvernement du Cameroun. Faites leur bien ça », dit l'activiste qui se plaît bien à se moquer des créateurs de contenus touchés par la nouvelle loi.