Actualités of Wednesday, 19 August 2026
Source: www.camerounweb.com
Le directeur général des médias du Groupe L'Anecdote, Boney Philippe, a vivement critiqué le Conseil national de la communication (CNC) qu'il accuse de cibler systématiquement sa chaîne. Invité de l'émission Tour d'Horizon sur Vision 4, il a dénoncé des sanctions « sélectives » et un « acharnement » contre ses collaborateurs, alors que d'autres médias diffuseraient des contenus similaires sans être inquiétés.
Boney Philippe a d'abord pointé la propension du CNC à se saisir d'office des affaires concernant Vision 4. « Nous nous retrouvons à des audiences au CNC parce que le CNC a cru bon de toujours se saisir pour des affaires qui concernent le traitement de l'information chez nous, le passage des invités sur nos plateaux et tout ce qui concerne nos contenus et notre fonctionnement », a-t-il déclaré.
Il a cité l'exemple de la suspension de trois mois du directeur de la rédaction, Martial Owona, pour une chronique sur l'affaire Martinez Zogo. « Il ne vous échappe pas que cette affaire est traitée sur tous les médias. Il y en a d'ailleurs qui en ont fait leur plat préféré dans tous les journaux depuis le déclenchement de cette affaire et qui n'ont ciblé qu'une seule personne, qu'un seul acteur, à savoir notre patron, le patron du groupe L'Anecdote, Amougou Belinga, avec généralement des reportages à charge », a-t-il dénoncé.
Le directeur des médias a rappelé sa propre suspension d'un mois, intervenue après les propos d'un invité sur son plateau. « J'ai été suspendu parce qu'un invité a dit sur mon plateau qu'il a été dans un bureau de vote et qu'il pense que l'élection n'a pas été revêtu de la crédibilité que certains lui donnent », a-t-il expliqué.
Il a déploré que d'autres télévisions aient diffusé des propos « pires », remettant en cause la crédibilité et l'intégrité de l'élection, sans être convoquées. « Le CNC n'a convoqué aucun autre acteur des médias que ceux de Vision 4 », a-t-il souligné.
Boney Philippe a conclu en dénonçant un traitement différencié : « J'ai été suspendu pour un mois parce que mon consultant a dit qu'il pense, de la perception qui se fait du pouvoir au Cameroun, que le pouvoir est Ekang. »
Le Groupe L'Anecdote, qui avait déjà annoncé saisir les juridictions compétentes pour contester les mesures du CNC, estime que ces sanctions successives relèvent d'un « acharnement » et d'une « persécution » à l'encontre de ses médias.