Actualités of Friday, 13 March 2026
Source: www.camerounweb.com
Samuel Eto'o n'a pas mâché ses mots. De passage à Digital B Agency, le président de la FECAFOOT a abordé frontalement la question des critiques qui ciblent sa gouvernance du football camerounais — et il a clairement fait le tri entre celles qu'il accepte et celles qu'il balaie sans état d'âme.
Le triple vainqueur de la Ligue des Champions se dit sincèrement réceptif aux critiques constructives. « Je suis très ouvert aux critiques, vraiment très ouvert », a-t-il affirmé. Mais il a immédiatement posé une condition : la cohérence. Et c'est là que le bât blesse pour certains de ses détracteurs.
« Je ne peux pas passer mon temps à écouter quelqu'un qui dit une chose le matin et son contraire quelques heures plus tard. Par exemple, quelqu'un qui affirme le matin qu'il pleut à Yaoundé, puis deux heures après qu'il pleuvait plus tôt, et ensuite qu'il fait 40 degrés à Yaoundé. Ce manque de cohérence n'aide pas au débat. »
La formule qui a retenu toutes les attentions, c'est bien celle-là. Évoquant certaines critiques formulées à son endroit, Eto'o n'a pas hésité à les qualifier de « critiques comme celles d'un petit sorcier ou d'un esprit mal placé, qui cherchent simplement à vous faire perdre du temps ».
L'attaque cible implicitement certains blogueurs et pseudo-journalistes que le président de la FECAFOOT accuse de ne pas avoir la crédibilité requise pour commenter la gestion du football camerounais : « Je comprends que certains veulent usurper le titre de journaliste alors qu'ils sont parfois proches de certains ministères, et ça, c'est la vérité. »
Une pique qui résonne particulièrement dans le contexte actuel des tensions entre la FECAFOOT et le MINSEP.
Malgré la tonalité combative de certains de ses propos, Eto'o se dit prêt à affronter publiquement ses contradicteurs. « Je reste ouvert aux débats, qu'ils soient publics ou privés. Si certaines personnes veulent débattre, nous pouvons organiser un débat public », a-t-il lancé, rappelant une offre déjà formulée à plusieurs reprises sans jamais avoir été saisie.
« Nous n'avons qu'une seule vie, et moi j'ai beaucoup de volonté et beaucoup de choses que je veux accomplir pour accompagner les autres », a-t-il conclu, avant de réaffirmer sa préférence pour l'action sur la polémique.