Actualités of Tuesday, 27 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Soixante-quatorze jours à l’étranger, soins à Genève, plans de caméra contrôlés : ce que Jeune Afrique révèle sur l’absence de Paul Biya

Un an après sa proclamation comme vainqueur de la présidentielle, le 27 octobre 2025, Paul Biya, 93 ans, entretient le suspense, observe Jeune Afrique. Le magazine consacre un volet à ses absences et à la communication de la présidence.

Une apparition très attendue. Selon Jeune Afrique, la dernière fois que les Camerounais ont vu leur président en public remonte au 22 août. Ce jour-là, il y eut « deux événements en un » : le voir debout, alors qu’on le disait mort ou cloué sur une chaise roulante, était bien plus attendu que l’accueil réservé par la présidence aux Lionnes indomptables, victorieuses de la Coupe d’Afrique des nations. Le magazine précise que la veille, Paul Biya était rentré à Yaoundé au bout de soixante-quatorze jours à l’étranger.

Un séjour à Genève, deux versions. Jeune Afrique rappelle que le directeur du cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo, n’a cessé d’affirmer que, même en séjour prolongé à Genève, « le président travaille ». Le gouvernement a, selon le magazine, adressé des démentis véhéments aux journalistes qui n’ont pas repris le « seul récit autorisé », sans convaincre.

L’information établie par Jeune Afrique. Le magazine affirme avoir été en mesure d’établir que le chef de l’État avait poursuivi un parcours de soins médicaux dans les hôpitaux genevois, comprenant une intervention orthopédique pratiquée par des médecins indiens. Jeune Afrique ne cite aucune source nommée pour cette information, et la présidence ne l’a, à notre connaissance, ni confirmée ni commentée. Le magazine rappelle aussi qu’en quarante-trois ans de pouvoir, le dirigeant n’a jamais communiqué ni son agenda ni son bulletin de santé, malgré des rumeurs récurrentes d’hospitalisation ou de décès.

Une mise en scène télévisuelle, selon le magazine. Avant de laisser son pays sans nouvelles pendant près de deux mois, le président avait présidé le défilé du 20 mai et, le 15 avril, reçu le pape Léon XIV à Etoudi, rappelle Jeune Afrique. Le magazine rapporte que la retransmission de chacun de ces événements à la télévision nationale était « soigneusement calibrée » : la réalisation aurait reçu pour consigne d’éviter certains plans mettant en évidence des difficultés de motricité, notamment le choix d’emprunter une rampe d’accès en tribune d’honneur plutôt que l’escalier. Le magazine ne cite pas la source de cette consigne.

Un président « tel qu’en lui-même ». Jeune Afrique note qu’au retour, le chef de l’État est apparu droit, le visage impassible, « le cheveu d’un noir de jais ». Cette description est celle du magazine.