C'est l'horreur à Nkolfon, « la petite Daphné dont nous publions l'avis de disparition a été assassinée », confirme un autre lanceur d'alerte après le premier, N'zui Manto. Il est abattu tout comme les membres de la famille de la victime et il le fait savoir.
L'espoir s'est éteint dans l'effroi. La nouvelle est tombée comme un couperet, brisant le cœur de toute une nation : la petite Daphné, dont nous partagions l'avis de disparition avec l'espoir de la revoir sourire, a été arrachée à la vie dans des conditions d'une cruauté indicible. Elle a été sodomisée, violée avant d'être assassinée.
Elle n'avait que 12 ans. Une élève de 6ème pleine de rêves, dont le seul crime a été de croiser le chemin de monstres sans visage. Disparue depuis le dimanche 4 janvier à Nkolfon, en périphérique de Yaoundé, le pays entier priait pour son retour. Mais ce jeudi 8 janvier, la gendarmerie de Mfou a fait la découverte que tout parent redoute : son corps sans vie, portant les stigmates d'une violence barbare et d'une méchanceté qui dépasse l'entendement humain.
Daphné n'a pas seulement été tuée, elle a été suppliciée. Son innocence a été piétinée par une barbarie hors du commun avant que son souffle ne lui soit ravi. Ce n'est pas seulement une famille qui pleure, c'est toute une communauté qui se demande comment une telle noirceur peut encore exister.
Ce que nous ressentons aujourd'hui : la colère face à cet acte odieux et lâche. La douleur pour cette vie fauchée avant même d'avoir fleuri. L'urgence que justice soit faite et que plus jamais une petite fille ne subisse un tel calvaire. Que la terre de nos ancêtres te soit légère, petite fleur.
Daphné, ton nom restera gravé dans nos mémoires comme le symbole d'une innocence qu'on n'a pas su protéger. Que ton âme repose en paix, et que les auteurs de ce crime monstrueux répondent de leurs actes devant la justice et devant l'histoire.









