Une rencontre consacrée aux acquis et aux perspectives de la coopération scientifique entre le Cameroun et la France a été relayée le 2 octobre par Cameroon Tribune.
Les échanges universitaires, les programmes conjoints et les instituts de recherche couvrent notamment santé, agriculture, environnement et sciences sociales. Ils donnent accès à des réseaux et à des équipements souvent indisponibles localement.
Le partenariat reste déséquilibré si les données, les échantillons et les auteurs principaux quittent le pays sans renforcer les équipes camerounaises. Les accords doivent préciser propriété des données, partage des résultats et responsabilité éthique.
La mobilité des doctorants est utile, mais le retour dépend des postes, des salaires, des appels à projets et du fonctionnement des laboratoires. Former sans créer de conditions de recherche nourrit la fuite des compétences.
Les priorités devraient partir des besoins locaux : maladies, agriculture résiliente, biodiversité, villes, énergie et numérique. Une coopération efficace associe aussi les entreprises et les administrations capables d’utiliser les résultats.
Le prochain bilan gagnerait à publier des indicateurs : financements, équipements opérationnels, doctorats, publications partagées, brevets et solutions adoptées. La diplomatie scientifique doit être évaluée par ce qu’elle rend possible au Cameroun









