Actualités of Monday, 31 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Scandale : une gendarme raconte comment son Capitaine l'a trompée pour la violer

Un Capitaine de l’armée accusé de violences sexuelles, c’est assez rare pour être souligné. Le Maréchal des logis, Sabrina Djongang Ngongang, accuse le gradé, amenant la Sécurité militaire (Semil) à ouvrir une enquête avec une suite que raconte le lanceur d’alerte Boris Bertolt sur les réseaux sociaux.

Une affaire particulièrement sensible a secoué la gendarmerie nationale, mais a été étouffée. Sabrina Djongang Ngongang accuse le capitaine Effoudou Awussy Kenneth Donald de lui avoir imposé des rapports sexuels le 13 novembre 2024 à Yaoundé. Une plainte enregistrée à la division de la Sécurité militaire, une convocation officielle du Capitaine dès le lendemain de son dépôt ainsi qu’un certificat médico-légal figurent parmi les documents consultés. Près de deux ans après, une question centrale demeure : quelles conclusions les autorités militaires ont-elles tiré de cette enquête ?

Dans une plainte datée du 18 novembre 2024, dont une copie porte le cachet d’arrivée de la division de la Sécurité militaire à cette même date, la militaire porte des accusations extrêmement graves contre le Capitaine Effoudou Awussy Kenneth Donald. L’objet du document ne laisse aucune ambiguïté sur la nature de sa démarche : « Plainte contre le Capitaine Effoudou Awussy Kenneth Donald » pour des faits qu’elle qualifie « d’agression et d’abus sexuels ».


Dans sa plainte, souligne Boris Bertolt, Sabrina Djongang Ngongang situe les faits au 13 novembre 2024. « Elle explique qu’elle se trouvait à son lieu de service à la Légion de gendarmerie lorsque le Capitaine l’aurait invitée à prendre un repas dans un restaurant situé au rez-de-chaussée du Feugiff Hotel, au quartier Melen à Yaoundé ».

Après le repas, selon toujours le récit de la présumée victime, l’officier lui aurait demandé de l’accompagner dans sa chambre en lui expliquant qu’il devait passer un appel privé. C’est à cet endroit que, selon Sabrina Djongang Ngongang, la situation aurait basculé.

Elle affirme, lit-on chez Bertolt, que le Capitaine se serait déshabillé et lui aurait demandé de le rejoindre sur le lit. Elle dit avoir refusé. Toujours selon les déclarations consignées dans sa plainte, l’officier serait alors devenu violent, lui aurait attaché les mains et l’aurait bâillonnée avant de lui imposer des rapports sexuels malgré ses refus et ses pleurs.