Actualités of Wednesday, 28 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Scandale à l’aéroport de Douala : Marthe-Cécile Micca détruit la capitaine Semboung Louba Olive Diane

'La justice doit être impartiale' 'La justice doit être impartiale'

Marthe-Cécile Micca dénonce l’attitude de la capitaine Semboung Louba Olive Diane, commandante de la compagnie de gendarmerie de l'aéroport de Douala, qu’elle accuse d’avoir adopté un comportement provocateur, méprisant et intimidant lors d’un différend avec un responsable. Elle estime que les propos rapportés et les gestes de la capitaine, notamment le fait de claquer la portière contre le corps de son interlocuteur, auraient contribué à faire monter la tension, alors que des recours hiérarchiques étaient possibles.
Que cette capitaine estime être dans son droit ou qu’elle considère qu’elle est simplement en train d’accomplir sa mission, cela ne lui donne pas le droit de mépriser son interlocuteur, de l’intimider ou de le provoquer.

Le fait d’exercer une fonction d’autorité ne dispense personne du respect des règles élémentaires de civilité. Pour moi, aucun statut, aucune fonction et aucune circonstance ne justifient des comportements violents. Je suis particulièrement interpellée par l’attitude de cette dame, telle qu’elle ressort des propos et des gestes rapportés dans la séquence.

Dès le début de l’échange, c’est elle qui adopte un ton provocateur et méprisant.

Elle demande à son interlocuteur : « Vous vous plaignez même pour qui ? », une phrase sur laquelle elle revient à plusieurs reprises. Elle interpelle ensuite une autre dame en lui demandant où se trouve son chef, sans même attendre sa réponse avant de poursuivre ses récriminations.

Elle désigne le véhicule en disant : « Retirez ça de là. » Puis elle enchaîne avec des propos de défiance : « Vous allez faire quoi ? », « Vous vous prenez pour qui ? », « Vous êtes qui ? » Elle va jusqu’à lancer : « Essayez et on verra », ou encore « Donnez le coup, que je voie ».

À quel moment le désaccord professionnel doit-il se transformer en confrontation personnelle ?

Si elle estime que ce responsable outrepasse ses compétences, elle peut saisir sa hiérarchie, notamment le responsable régional qu’elle dit vouloir contacter. Mais pourquoi poursuivre les provocations et les intimidations si elle dispose de voies hiérarchiques pour faire valoir son point de vue ?
Être dans son droit ne signifie pas avoir tous les droits.

Elle est la première qui claque la portière contre le corps de cet homme.

Ce qui me choque également, c’est la posture de défi physique qui se dégage de cet échange. Lorsque l’on provoque quelqu’un en lui disant, en substance, de frapper pour voir ce qui va se passer, on ne cherche plus simplement à résoudre un différend : on contribue à faire monter la tension et à créer les conditions d’un affrontement.

Je suis contre les féminicides. Je suis contre les violences faites aux femmes. Mais je suis également contre les violences faites aux hommes.

Je ne soutiendrai jamais un comportement violent au seul motif que son auteur est une femme, pas plus que je ne défendrai un homme simplement parce qu’il est un homme.

La justice doit être impartiale. La déontologie doit s’appliquer à tous. Et le respect doit demeurer une exigence universelle.

On ne peut pas prétendre combattre la violence tout en applaudissant ceux qui la pratiquent lorsqu’ils appartiennent à notre camp. La cohérence commence par là.

Marthe-cecile Micca