Actualités of Friday, 9 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Scandale du carburant à la DGSN : l'IPP Beyala Nnomo doit être interpellé avant que la mafia ne l'élimine

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Alors que l'enquête sur le détournement massif de carburant à la Délégation générale à la Sûreté nationale se poursuit, un appel pressant est lancé aux enquêteurs du Tribunal criminel spécial. Selon nos informations, l'inspecteur de police principal Beyala Nnomo, présenté comme le chauffeur du véhicule immatriculé CE 301 GP, détiendrait des éléments clés sur ce trafic. Son interpellation est jugée urgente pour éviter qu'il ne soit réduit au silence.

C'est une pièce maîtresse du dossier qui pourrait bien disparaître. Selon des informations concordantes, l'inspecteur de police principal Beyala Nnomo, présenté comme le chauffeur du pickup immatriculé CE 301 GP, serait au cœur du système de détournement de carburant qui secoue la police nationale. Son interpellation est réclamée avec insistance, avant qu'il ne soit éliminé par les réseaux qu'il est susceptible de compromettre.

Cinq questions pour faire éclater la vérité

Pour les enquêteurs du Tribunal criminel spécial, l'audition de Beyala Nnomo pourrait permettre de faire toute la lumière sur ce trafic. Cinq questions essentielles devraient lui être posées :

Est-ce qu'il vous est arrivé de venir à la soute de la DGSN à bord du pickup immatriculé CE 301 GP prendre, dans des fûts, 2 400 litres de carburant en une semaine ?

Si oui, pendant combien de temps (semaines, mois, années) avez-vous mené cette opération ?

À qui livriez-vous ce carburant prélevé sur les stocks de la DGSN ?

À votre avis, existent-ils des traces, des preuves de toute nature (registres où vous avez signé et apposé vos empreintes, vidéos, cahier de livraison chez le destinataire final, etc.) de vos transactions à la soute de la DGSN et au lieu de livraison ?

La personne ou structure à qui vous livriez le carburant prélevé sur les stocks de la DGSN a-t-elle un lien avec Monsieur le DGSN, Martin Mbarga Nguele ?

Ces questions, si elles obtiennent des réponses, pourraient permettre de remonter la chaîne jusqu'aux véritables bénéficiaires du système.

Un témoin en danger

Le statut de Beyala Nnomo, simple inspecteur de police principal, interroge. S'il est bien le chauffeur du véhicule utilisé pour transporter le carburant, il n'est qu'un exécutant. Mais un exécutant qui en sait beaucoup. Son interpellation et son audition apparaissent donc comme une nécessité absolue pour éviter que l'affaire ne se limite à la condamnation de lampistes.

« Ne pas l'interpeller, ce serait offrir sa vie à la mafia de la DGSN », prévient une source proche du dossier. Une manière de dire que le silence de Beyala Nnomo pourrait être acheté, ou pire, qu'il pourrait être éliminé pour l'empêcher de parler.



Cette affaire intervient dans un contexte de vives tensions au sein de la police nationale. Une cinquantaine de policiers ont déjà été interpellés et sont interrogés au Groupement spécial d'opérations à Yaoundé. Mais pour de nombreux observateurs, ces fonctionnaires ne sont que des lampistes, les véritables bénéficiaires du système se trouvant à des niveaux bien plus élevés de la hiérarchie.

Le nom du Délégué général à la Sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele, est régulièrement cité dans les dépositions. Selon les témoignages recueillis, un tribut trimestriel d'un milliard de francs CFA lui était reversé, et le carburant était stocké dans son ranch privé à Nkoteng avant d'être réinjecté dans le circuit commercial.