L’information fait la Une de toutes les chaines de télévision. Un navire marchand battant pavillon camerounais a été intercepté dans l’océan Atlantique par la police espagnole avec à son bord 10 Tonnes de cocaïne dissimulés dans des cargaisons de sel. Il s’agit, selon les autorités espagnoles, de la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en mer par le pays.
L’opération, menée par les agents du Groupe des opérations spéciales (GEO) avec le soutien de la DEA américaine et de la NCA britannique, a visé un porte-conteneurs parti du Brésil et en route vers l’Europe.
Dans un communiqué de la police espagnole, rendu public le 12 janvier 2026, la drogue était cachée dans 294 colis soigneusement dissimulés. Treize membres d’équipage ont été interpellés. Une arme à feu, utilisée pour protéger la cargaison illicite, a également été saisie.
Le Cameroun impliqué dans la plus grosse saisie de Cocaïne de l’histoire. L’État mafieux garde un silence complice
La plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée vient d’exposer au grand jour ce que le régime camerounais s’efforce de dissimuler depuis des décennies : un État gangrené, instrumentalisé par des réseaux criminels opérant au sommet du pouvoir. Une opération internationale d’envergure, impliquant des agences américaines, britanniques et espagnoles, a permis l’arraisonnement d’un navire marchand battant pavillon camerounais, dûment immatriculé au Cameroun, dans lequel étaient dissimulées plusieurs tonnes de cocaïne pure, d’une valeur estimée à 400 millions d’Euros.
Face à ce scandale mondial, le régime de Yaoundé a choisi le silence. Aucun communiqué. Aucune explication. Ce mutisme confirme que le Cameroun est devenu, sous Paul Biya, une plateforme logistique du narcotrafic international, au service d’une petite coterie prédatrice qui s’enrichit dans l’ombre pendant que tout un peuple paie le prix de cette criminalité d’État.
Les conséquences sont incalculables : humiliation internationale, stigmatisation des Camerounais à l’étranger, visas refusés, frontières fermées, soupçon permanent. Pendant ce temps, les perroquets du pouvoir, hier si loquaces lorsqu’il s’agissait de fabriquer de fausses affaires de drogue contre des opposants, se terrent aujourd’hui. Bruno Bidjang, si prompt à salir la mémoire de feu Anicet Ekane et à diffamer Djeukam Tchameni, a soudain perdu la voix, en avalant son mensonge et sa langue fourchue. Quelle ironie révélatrice !
Paul Biya et son entourage doivent pourtant le savoir : les puissances occidentales ne transigent pas lorsqu’il s’agit de trafic de stupéfiants, et encore moins de cocaïne. À défaut d’une clarification rapide, transparente et crédible sur l’implication du Cameroun dans cette saisie historique, les conséquences politiques, diplomatiques et judiciaires pourraient être lourdes, voire dévastatrices, pour les responsables concernés. On peut bien se poser cette question : Paul Biya’a est-il le Maduro du Cameroun ?
Brice Nitcheu









