Les services de renseignement ont mis en cause le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, dans le cadre de l’affaire Martinez Zogo. Plusieurs hauts responsables du régime, dont Samuel Mvondo Ayolo, Franck Biya et d’autres membres du gouvernement, cherchent à obtenir la libération d’Amougou Belinga.
Celui que monsieur tout le monde appelle l'agneau de Dieu de tous les ministres du régime Biya, a tout récemment adressé une note à l’attention du Chef de l'État à Genève. Dans cette note, ce dernier s'illustre en défenseur de cause des assassins du journaliste Martinez Zogo. Qui l'eut cru ?
L'affaire Martinez Zogo est un roman à tiroir. Selon nos sources très crédibles, le Directeur du Cabinet Civil, Samuel Mvondo Ayolo alias "Le Géomètre" ou encore "Touche à Tout", bénéficiant du séjour de Paul Biya en territoire Suisse, affaibli par son état de santé et sa perte régulière de mémoire, a décidé de mettre les bouchées doubles pour faire libérer son complice Amougou Belinga de prison. Et pour ce faire, plusieurs tractations sont en cours, au point de recourir pour la cause, au soutien de Franck Biya, le successeur attitré de papa.
Dans cette manœuvre loufoque, comme dans une série de la Camorra Napolitaine, plusieurs autres personnes sont citées notamment le premier ministre John Ngute, Laurent Esso, et le ministre des Finances Louis Paul Motaze. Le ministre de la défense qui malgré son état de santé assez défaillant, est lui aussi monté au créneau pour venir à la rescousse de cette sale machination. Convaincu par le clan bulu d'être parmi les temorqués de l'alternance, c'est ainsi qu'il a initié une correspondance, non seulement pour appuyer les récentes sorties du capitaine Efoudou que Mvondo Ayolo a récemment rencontré trois fois en Suisse, mais également pour démontrer à renfort d'arguments au chef de l'État, la nécessité de faire libérer Amougou Belinga et ses complices.
Malheureusement pour lui, Paul Biya qui aurait encore quelques réflexes malgré son état de santé, l'a immédiatement coté pour enquêtes à un de ses bras séculiers des services de renseignements. L'affaire qui se susurre en ce moment dans le hall et ascenseurs de l'hôtel Intercontinental, fera sans doute grand bruit dans les prochains jours. Adulé par l'ensemble des camerounais, le masque d'un diable au visage d'ange venait de tomber. C'est encore d'autant plus étonnant dans la mesure où, Martinez Zogo comptait parmi les journalistes liges du ministre de la défense Beti Assomo et, pour un père de famille qui en sait quelque chose de la douleur dûe à la disparition d'un enfant c’est curieux. Sommes-nous tentés de conclure que, tous les coups mortels portés à certains de nos compatriotes par le très lugubre colonel BAMKOUI, porteraient la signature de Beti Assomo ? De toute façon, les camerounais, y compris la communauté internationale, ont un regard particulier sur le procès qui se déroule au tribunal militaire de Yaoundé.
Plusieurs éléments de preuve incontestables accablent Amougou Belinga, Eko Eko etc; même si tout porte à croire que certains bourreaux courent encore. Les faire libérer, sera une grosse insulte à notre corporation.
Paul Chouta









