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Politique of Saturday, 9 October 2021

Source: www.camerounweb.com

Sérails : Gilles Sadi, le fils du ministre Sadi, à qui on prête de grandes ambitions

Gilles Sadi, poursuit son ascension dans l’ombre de son père, René Emmanuel Sadi Gilles Sadi, poursuit son ascension dans l’ombre de son père, René Emmanuel Sadi



• Son ascension est impressionnante que Jeune Afrique consacre un long article sur lui

• Il reste un jeune efficace mais discret

• Il tisse son réseau et rêve grand





Dans l’ombre et loin des caméras, Gilles Sadi, poursuit son ascension dans l’ombre de son père, René Emmanuel Sadi, le puissant ministre de la Communication. Dans le sérail, il tisse son réseau et l’on lui prête de grandes ambitions. Rêve-t-il déjà du Palais d’Etoudi ?

Cette semaine le Magazine Jeune Afrique a fait un zoom sur le jeune, discret mais talentueux Gilles Sadi, considéré comme le N°2 de la région de l’Ouest. L’article se veut dithyrambique à son égard. Il est révélé que malgré les critiques, ce jeune énarque reste droit dans ses bottes.

« A 33 ans, ce diplômé de l’École nationale supérieure d’administration et de magistrature (ENAM), promotion 2014, est, depuis deux ans, le numéro deux de cette région, où il occupe le poste stratégique de secrétaire général des services du gouverneur. Un record de précocité pour une fonction historiquement réservée aux administrateurs chevronnés. Sauf que si le nom de Sadi revient souvent sur le devant de la scène camerounaise, c’est moins pour son âge que pour ce patronyme qu’il partage avec l’influent ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi.

En 2016 déjà, lorsque Gilles Sadi est nommé adjoint du préfet du Mfoundi, le département qui abrite Yaoundé, ses détracteurs y voient la marque de son père qui occupe alors le poste de ministre de l’Administration territoriale et qui est donc, à ce titre, le patron de la préfectorale. Les accusations de népotisme fusent. Une partie de l’opinion en est convaincue, le fils du prince tient désormais sa baronnie », rappelle le magazine.

A en croire les révélations sur ce jeune, celui si ne consacrerait que la majorité de son temps à son bureau, à Bafoussam. « Véritable cheville ouvrière du gouvernorat, il assure la coordination des départements administratifs et veille à la bonne circulation des informations avec les autres services de l’État dans la région. À ce titre, il est au fait de tous les sujets délicats. Il a ainsi été l’un des artisans de la visite de crise effectuée par le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, après l’attaque perpétrée à Babadjou en juillet dernier, ou de celle du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, un an plus tôt », peut-on lire dans l’article
Il ne fait l’ombre de doute. Le jeune Gilles Sadi, trace sa trajectoire. Il est ambition, c’est indéniable. Mais jusqu’où est-il prêt à aller ?

« Gilles Sadi n’en fait pas étalage, mais il a lui-même participé à un meeting de soutien au président Paul Biya. C’était en 2016 et il était à l’époque le premier adjoint du préfet du Mfoundi. Gilles Sadi avait cru bon d’ouvrir les travaux d’un rassemblement de chefs traditionnels du département appelant à une nouvelle candidature du chef de l’État sortant. Le jeune administrateur ne se renie pas, mais préfère tisser sa toile à l’abri des regards. Adoubé en son temps par le patriarche Victor Fotso, il a profité de sa nomination dans l’Ouest pour se rapprocher des milieux d’affaires et de l’élite bamiléké. Certains ont cru voir en lui une porte d’accès au ministre René Emmanuel Sadi.

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