Actualités of Friday, 6 March 2026

Source: www.camerounweb.com

Séisme Politique : Le plan secret de Yaoundé pour la succession de Paul Biya

Ce n'est plus un murmure de couloir. C'est désormais un plan structuré, techniquement prêt, politiquement assumé dans les cercles les plus fermés du Palais de l'Unité. Alors que le Cameroun n'a pas encore fini de digérer les convulsions des présidentielles de 2018 et 2025, le régime de Paul Biya s'apprête à modifier les règles fondamentales du jeu institutionnel — non pas pour ouvrir le champ politique, mais pour le verrouiller définitivement autour d'une succession dynastique. Trois noms circulent comme dauphins potentiels : Frank Biya, le fils du président ; Ferdinand Ngoh Ngoh, le tout-puissant secrétaire général de la présidence ; et Philémon Yang, ancien Premier ministre. Derrière le vocabulaire technique de la « décentralisation » et de la « modernisation des institutions », le TGV de l'info a plongé dans les coulisses du Grand Soir constitutionnel pour en révéler la mécanique réelle : création d'un poste de vice-président nommé, redécoupage territorial sur mesure, révision du Code électoral et abaissement de l'âge de candidature. Un plan de survie politique habillé en réforme d'État.




Séisme Politique : Le plan secret de Yaoundé pour la succession de Paul Biya

Le TGV de l'info vous plonge tout droit dans Les Coulisses du "Grand Soir" Constitutionnel au Cameroun où le régime de Biya prépare un gré à gré dans la perspective de la succession de Paul Biya. Sur les starting-blocks, Frank Biya, Ferdinand Ngoh Ngoh et Philémon Yang. Ces trois sont pointés comme les potentiels dauphins.

​Longtemps murmurée dans les couloirs du Palais de l’Unité, la réforme des institutions camerounaises sort de l'ombre. Alors que le pays digère encore les secousses des présidentielle de 2018 et 2025, le régime de Yaoundé s'apprête à modifier les règles du jeu. Derrière le vocabulaire technique de la "décentralisation" se cache un plan de survie politique et une succession dynastique minutieusement préparée.

​Le Ticket Successoral : L'ombre de Frank Biya, Ferdinand Ngoh Ngoh et Philémon Yang.

​Ce qui est en train de se préparer c'est séisme institutionnel majeur : la création d'un poste de Vice-Président de la République. Si la Constitution de 1996 confiait l'intérim au Président du Sénat, le nouveau texte prévoit un dauphin nommé par le chef de l'État. Objectif : Installer officiellement Franck Biya à la droite de son père pour en faire le successeur désigné. Les noms comme ceux de Philémon Yang et de Ferdinand Ngoh Ngoh sur qui Chantal Biya a jeté son dévolu son cités.

Des sources internes indiquent que, pour des raisons de caution morale, les chefs traditionnels ont été consultés en amont pour valider ce schéma et garantir un relais d'autorité dans l'arrière-pays.

​La Stratégie du "Gerrymandering" : Verrouiller par la Géographie

​Pour effacer le souvenir du cuisant échec électoral de 2025, le RDPC mise sur une reconfiguration radicale du territoire. Le projet prévoit une augmentation massive du nombre de représentants (députés, conseillers régionaux et municipaux).
​Le levier utilisé c'est la multiplication des départements et arrondissements, confirmant les révélations récentes du TGV de l'info.

Ce redécoupage administratif vise à fragmenter les zones d'opposition et à créer de nouveaux fiefs sur mesure. Selon plusieurs analystes, cette ingénierie territoriale n'a qu'un but : faciliter la fraude et la tricherie électorale pour redonner la main au parti au pouvoir.

​Vers une limitation de Mandat et un Nouveau Code Électoral

​Le texte, piloté par le Secrétaire Général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, et une équipe de constitutionnalistes (dont Luc Sindjoun), prévoit également des ajustements de façade pour apaiser les critiques :

- ​Réduction du Mandat : Des sources concordantes rapportent que le mandat présidentiel passerait de 7 à 5 ans ou alors restera à 7 ans avec une limitation de mandat présidentiel à un septenat renouvelable une foisfois;

- ​Révision du Code Électoral : Une réforme du système de vote est sur la table, officiellement pour "moderniser", officieusement pour reprendre le contrôle total du processus après les contestations de 2025;

- ​Abaissement de l'âge : Le seuil de 35 ans pour être candidat pourrait être revu, ouvrant la voie à une nouvelle garde.


​Le projet est techniquement prêt. Le recours à une session parlementaire extraordinaire (article 63) est l'option privilégiée pour une adoption rapide à la majorité des trois cinquièmes. En revanche, le dossier brûlant de la double nationalité semble avoir été écarté, le pouvoir préférant se concentrer sur le verrouillage de l'appareil d'État.

Cette réforme marque la fin d'une ère. Entre la promotion du fils du Président et le redécoupage électoral, le régime ne cherche plus à convaincre, mais à se perpétuer.