Actualités of Friday, 21 August 2026
Source: www.camerounweb.com
C'est l'heure des grosses révélations portant sur Ferdinand Ngoh Ngoh, le ministre d'État, secrétaire général de la présidence de la République. Paul Biya est rentré au pays et l'une des premières choses qu'il apprend est l'implication directe de son collaborateur dans les attaques terroristes ici et là sur l'étendue du territoire.
Les bruits ont commencé par courir, partant de la page Facebook d'AmerKmer. L'activiste y est allé sans hésiter, convaincu que ce qu'il est dit est une pure vérité.
L'influenceur très populaire sur les réseaux sociaux lance les mots suivants : « Quand Bako Harouna, directeur général de la Société nationale de raffinage (Sonara) et de la Cameroon Oil Transportation Company (Cotco) subventionne Boko Haram pour déstabiliser le Cameroun via le clan Ngoh Ngoh.
Harouna Bako, s'il faut le présenter, est un haut magistrat et gestionnaire public, qui gère la Sonara, l'unique raffinerie de pétrole du pays.
Nommé à ce poste le 9 février 2024 par le Conseil d'administration de l'entreprise, il a depuis la lourde mission de restructurer la compagnie et d'accélérer la réhabilitation technique de cette raffinerie, anciennement touchée par un incendie majeur en mai 2019.
AmerKmer n'est pas entré plus en détail, mais il s'est rapidement fait prendre Ibrahim Zakari, décrit sur sa page Facebook comme ancien directeur général de la Société nouvelle de recouvrement des créances, le compte avec lequel il a commenté l'accusation de l'activiste.
« Je conteste avec la plus grande rigueur et une détermination inébranlable les accusations infondées et dévastatrices selon lesquelles Bako Harouna aurait sciemment financé Boko Haram dans une tentative de déstabiliser le Cameroun, en complicité avec le clan Ngoh Ngoh. De telles allégations, non seulement dénuées de fondement factuel, portent gravement atteinte à la réputation d'un homme dont l'engagement indéfectible envers le développement économique et social de notre nation est incontestable », dit-il en introduction.
L'homme fait savoir qu'il est impératif de contextualiser ces accusations dans le cadre des dynamiques géopolitiques et socioéconomiques complexes qui caractérisent la situation actuelle du pays. Alors, « imputer la responsabilité de la déstabilisation à un individu sans preuves tangibles constitue une simplification outrancière d'une problématique qui exige une analyse approfondie et nuancée. Bako Harouna, continue-t-il, loin d'être un agent de déstabilisation, a toujours œuvré avec diligence pour promouvoir le développement des infrastructures et améliorer les conditions de vie des citoyens, exerçant ainsi un impact significatif et positif sur la société camerounaise ».
La publication d'AmerKmer a vite fait d'atterrir au palais d'Etoudi, dans le bureau de Paul Biya qu'il vient à peine de rejoindre très fatigué de son voyage et pas véritablement guéri de ses maux. Un regard attentif est tourné vers ce lieu où se prennent des décisions les plus cruciales du pays. Que va faire Paul Biya et ses conseillers de cette nouvelle, tout le monde attend de voir, mais il semble que les accusations contre Ferdinand Ngoh Ngoh deviennent de plus en plus nombreuses.