Actualités of Sunday, 1 March 2026

Source: www.camerounweb.com

Rumeurs sur le décès de Bouba Maïgari : Réaction d'un proche du président national de l’UNDP

Pour l’heure, aucun responsable de l’UNDP ne s’est prononcé sur ces informations Pour l’heure, aucun responsable de l’UNDP ne s’est prononcé sur ces informations

La toile est inondée depuis le début de la soirée du samedi 28 février par des informations faisant état du décès du président national de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), Bello Bouba Maïgari, suscitant inquiétude et interrogations chez ses partisans.

Pour vérifier ces informations, la rédaction de CamerounWeb a contacté un proche du président Bello. Celui-ci a fermement démenti les allégations, déclarant : « C’est une rumeur qui circule depuis hier. Le président Bello n’est même pas malade. ».

L’information est aussi par nos confrères du journal « L’Oeil du Sahel » qui ont déclaré que : « les rumeurs faisant état du décès de Bello Bouba Maïgari sont infondées. Le président national de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) vaque normalement à ses activités ».

Pour l’heure, aucun responsable de l’UNDP ne s’est prononcé sur ces informations qui s’accentuent depuis quelques semaines déjà.


Le frère de Paul Biya

Dans l’attente des nouvelles officielles sur l’état sanitaire du Premier ministre Bello Bouba, j’ai décidé de parler de sa relation avec son plus que frère.

De la galaxie des hommes politiques dans le septentrion, ils ne sont pas nombreux qui peuvent s’enorgueillir de la proximité avec Paul Biya comme Bello Bouba Maigari. A peine sorti de l’Enam, Bello est nommé attaché à la Présidence de la République où trône Biya comme SGPR. Soucieux de cultiver ses relations dans la région, C’est Paul Biya qui recommande Bello Bouba à Ahidjo pour être Sg du ministère des forces armées. Bien lui en prend. Non seulement Bello Bouba lui permet d’avoir un œil sur Sadou Daoudou, un intime d’Ahidjo, qui devenu ministre d’état est un puissant thuriféraire du régime et dans la perspective de la retraite du président, est un challenger de choix. Davantage, c’est Bello Bouba qui prend véhément La Défense de Biya lorsque celui-ci est accusé par Ayissi Mvodo d’être incapable de juguler un maquis upeciste dans la région de Djoum.

L’amitié est si forte entre les deux compères lorsque Bello Bouba est promu SGPR adjoint dans l’ombre de Samuel Eboua. Ce dernier qui entretient de notoriété publique un relationnel difficile avec Biya, commet l’impair d’affronter Bello Bouba. Très vite, entre le hobereau du Moungo et l’élégant prince de Bascheo, le feu brûle. Biya se frotte les mains.

En 1982, Biya est président de la république et Bello est nommé dans la foulée Premier ministre. Mais dans la guerre Byzantine entre Ahidjo et Biya, il affiche sa fidélité au premier dont il pense détenir la confiance. Hélas, Biya va vite le retourner en lui montrant la fameuse lettre manuscrite par laquelle Ahidjo demande à Biya de limoger Bouba Bello qualifié de félon.

Le temps de l’exil sonne pour Bello Bouba àui part du Kamerun pour Kaduna au Nigeria, en mars 1983. Ce qui fait qu’il n’est pas concerné par les affres ni de la dénonciation de la tentative d’élimination physique de Biya qui va culminer avec la condamnation à mort par contumace d’’Ahidjo, ni par celles du putsch du 06 avril 1984.

Revenu en 1990, il bénéficie plus tard du soutien de Hamadou Mustapha et de Issa Tchiroma Bakary qui vont “putschitter” Samuel Eboua pour lui offrir la tête de l’Undp, le great old party des nostalgiques de Ahidjo.

Devenu ministre, il est entame un long bail au gouvernement jusqu’à sa mort. Même souvent contre toute logique politique, il est maintenu au gouvernement par Biya qui protège son “frère” qui a même été promu ministre d’état alors que sa taille politique est passée de 68 députés à 3 au parlement.

Seul un frère peut te réserver une telle confiance.

Henry-paul Diabate Manden