Le comité d'organisation des obsèques du président du Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) vient se prononcer sur la restitution de la dépouille de son président fondateur, Anicet Ekane, décédé le 1er décembre 2025 alors qu’il était en détention.
En effet, dans un communiqué, dont la rédaction de CamerounWeb a obtenu copie, le mouvement politique qualifie le traitement réservé à son président de « traitement inhumain » et estime que ces événements illustrent les risques et sacrifices liés à la lutte pour la démocratie au Cameroun. Selon le communiqué, Anicet Ekane aurait consacré 54 années de sa vie à cet engagement.
Le comité d’organisation des obsèques du président du MANIDEM annonce la publication, dans les prochains jours, d’un premier programme officiel d’hommage et appelle d’ores et déjà à la mobilisation « de toutes les forces soucieuses de progrès » pour accompagner ces moments de deuil.
À travers cette sortie, le MANIDEM exprimé sa gratitude à l’égard des avocats de la famille, Maîtres Hyppolite Meli et Emmanuel Simh, saluant leur engagement tout au long de la procédure, ainsi que le soutien des personnes et organisations ayant dénoncé l’arrestation, l’exécution présumée et la rétention de la dépouille.
Le parti assure vouloir poursuivre ce combat « autant que nos compatriotes qui se battent sur divers fronts », laissant entendre une mobilisation politique maintenue malgré les circonstances.
Il faut rappeler que le 24 octobre 2025, le Président National du MANIDEM, Anicet EKANE, a été interpellé à Douala et conduit à Yaoundé, encagoulé comme une bête sauvage. Il a été enfermé dans une cellule du Secrétariat d’Etat à la Défense (SED), privé de l’appareil médical qui soutenait sa vie. Il meurt le 1er décembre 2025. Trois mois après cette douloureuse disparition, les circonstances ayant entouré sa mort n’ont pas été élucidées.









