Étudiants, enseignants et personnels administratifs reprennent le chemin des campus le 5 octobre pour l’année académique 2026-2027.
Le ministère de l’Enseignement supérieur met l’accent sur la professionnalisation, l’entrepreneuriat et les liens avec les entreprises. Ces orientations répondent au chômage des diplômés et au décalage souvent dénoncé entre cursus et compétences demandées.
Un programme professionnalisant ne se résume pas à renommer une filière. Il exige des ateliers, laboratoires, logiciels, enseignants expérimentés, stages encadrés et évaluations fondées sur des réalisations.
Le statut d’étudiant-entrepreneur peut aider certains porteurs de projet, mais il ne doit pas transformer l’entrepreneuriat en solution automatique au manque d’emplois. Les étudiants ont besoin d’accompagnement, de financement, de protection de leur idée et d’un droit à l’échec.
Les universités doivent également publier leurs partenariats et les résultats : nombre de stages, taux d’insertion, entreprises créées, survie à deux ans et satisfaction des employeurs. Sans données, la professionnalisation reste un mot d’ordre.
Cette rentrée peut marquer une rupture si les budgets suivent les ambitions et si chaque établissement adapte ses offres au tissu économique local. Une université à Ngaoundéré, Buea ou Douala ne doit pas professionnaliser de la même manière.









