Le Rebranding Africa Forum a consacré sa douzième édition aux systèmes de santé africains. À Bruxelles, les 23 et 24 octobre, banques, assureurs, innovateurs et responsables publics ont cherché comment financer les soins sans transformer l’accès à la santé en produit réservé aux plus solvables.
Le programme a abordé la souveraineté sanitaire, la production locale, les infrastructures, l’assurance, la formation et la santé numérique. Des ateliers et des espaces de mise en relation ont tenté de convertir les priorités publiques en projets finançables.
Pour le Cameroun, partenaire et pays fortement représenté dans l’écosystème du forum, ces discussions rejoignent les besoins de couverture maladie, d’équipements, de médicaments et de personnels.
Le financement privé peut accélérer la construction ou introduire de nouvelles technologies, mais il exige un modèle de remboursement. Si celui-ci repose surtout sur les ménages, les inégalités peuvent augmenter. Les partenariats public-privé doivent donc publier les tarifs, les garanties de l’État, les obligations de service et le partage des risques. Une innovation utile doit améliorer les soins, pas seulement créer un actif rentable.
La valeur du forum se mesurera après les discours. Les organisateurs devraient publier les projets présentés, les engagements signés et les étapes de suivi. Le Cameroun peut en tirer une méthode : sélectionner quelques priorités, chiffrer le déficit de financement et imposer des critères d’accès. La santé attire désormais les investisseurs africains et internationaux. L’enjeu est de garder le patient, notamment le plus pauvre, au centre de chaque montage.









