Actualités of Tuesday, 20 January 2026

Source: www.camerounweb.com

REVELATIONS: La stratégie désespérée des ministres pour sauver leur poste

Révélation exclusive de Jeune Afrique : Entre vidéos virales et déclarations médiatiques, les membres du gouvernement Dion Ngute multiplient les manœuvres de positionnement pour échapper au couperet du remaniement.


Dans les couloirs du pouvoir à Yaoundé, c'est désormais chacun pour soi. Jeune Afrique révèle dans une enquête exclusive les coulisses d'une bataille feutrée mais féroce que se livrent les ministres camerounais pour conserver leur maroquin lors du remaniement gouvernemental annoncé.


L'une des révélations les plus édifiantes de Jeune Afrique concerne un ministre allié du RDPC, le parti au pouvoir. Quelques semaines seulement après la présidentielle d'octobre 2025, ce membre du gouvernement n'a pas hésité à affirmer dans les médias qu'un nouveau gouvernement l'excluant serait "une faute de gouvernance". Son argument ? Son implication décisive dans la réélection de Paul Biya.

Une sortie médiatique audacieuse qui témoigne de l'inquiétude régnant au sein de l'exécutif, mais aussi d'une certaine rupture avec les codes de discrétion habituels du sérail camerounais.

Mais c'est une autre affaire, révélée par Jeune Afrique, qui a particulièrement fait jaser pendant les fêtes de fin d'année. Une vidéo montrant Célestine Ketcha Courtès, membre du gouvernement, en train de faire des "éloges appuyés" à Brenda Biya, la fille du président, a fait le tour des réseaux sociaux camerounais.
Selon l'analyse de Jeune Afrique, ce clip a été largement "interprété comme une manœuvre de positionnement politique". Dans un système où l'entourage familial du chef de l'État peut influencer les décisions, flatter la descendance présidentielle apparaît comme une tactique de survie politique. Une stratégie qui en dit long sur le degré de désespoir de certains ministres.

Les révélations de Jeune Afrique ne concernent pas uniquement les membres sortants du gouvernement. À l'extérieur, "de nombreuses mains frappant à la porte du pouvoir multiplient les initiatives, aussi bien dans la majorité que dans l'opposition", rapporte le magazine panafricain.

Le cas le plus emblématique est celui de Cabral Libii, leader du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN). Lors de la cérémonie des vœux au président, il a plaidé pour que "les choses se renouvellent" et que "l'équipe managériale soit rafraîchie". Des propos qui laissent planer le doute : Cabral Libii envisage-t-il de rejoindre un hypothétique gouvernement d'union nationale ?


Cette frénésie de positionnement intervient alors que, comme le révèle Jeune Afrique, six postes ministériels sont actuellement vacants. L'hebdomadaire précise également que les activités de l'exécutif "n'ont pas encore retrouvé leur vitesse de croisière" en ce début d'année 2026.


Jeune Afrique rapporte que chaque vendredi, jour traditionnel de publication des décrets présidentiels, "charrie son lot de rumeurs et d'attentes". Un climat d'incertitude permanent qui paralyse l'action gouvernementale et transforme chaque membre de l'exécutif en stratège de sa propre survie politique.


Dans ce théâtre d'ombres, Paul Biya demeure le seul maître du jeu. Mais les Camerounais, eux, attendent des réponses concrètes aux défis d'infrastructures et de bonne gouvernance qui minent le pays. Un remaniement cosmétique suffira-t-il à répondre à ces attentes ? C'est toute la question.